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Beticok Sqazle
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MessagePosté le: Lun 23 Mai - 15:52 (2011)    Sujet du message: Les renforts Répondre en citant

Nous arrivons sur le lieu du combat. Une bonne partie du palais a déjà été saccagé, et bien que mes compagnons soient pleins de fougue et de vigueur, il semble clair qu’ils ne peuvent gagner cette bataille. Après tout, alors qu’ils subissent les assauts destructeurs de leurs ennemis, ils ne parviennent pas à l’atteindre, leurs coups frappant allègrement le vide qui s’étant devant eux.


Je jette un rapide coup d’œil devant eux. Dans notre course pour arriver le plus rapidement possible sur ce champ de bataille, nous avons croisé quelques anciens héros Haladins, qui ont alors décidé de nous suivre pour profiter d’une belle bataille. Malheureusement, les Enfers étant très vastes (et même plus), je ne pus rameuter tous ceux qui peuplèrent nos légendes et mythes.


Les deux premiers à me suivre sont, vous le savez, les deux figures de proue du glorieux royaume des Haladins de Brethil : Durin le fondateur, père de la lignée, et Ivor le valeureux, roi-posthume, dernier monarque et actuel détenteur de ce titre. Et derrière eux, plusieurs braves, venant d’âges différents, mais qui ont toujours été fidèle à la bravoure et à la puissance Haladine.


Ensuite vient Heraltioume, de la lignée des Tioumes, père de Harou, grand chevalier et stratège du royaume, et qui a été le premier chevalier, comme son fils après lui, à l’époque de la jeunesse de Thurin (eh oui ! ça remonte quand même un peu !). Si son fils a hérité de sa musculature et de son intelligence qu’on peut voir flamboyer dans ses yeux, leurs préférences diffèrent cependant sur leurs armes de prédilection. En revanche, celles-ci sont toutes deux beaucoup trop lourde pour être manier par n’importe qui. Car si Harou a son arc immense et ses ‘’pieu-jectiles’’ pesants, Heral lui, porte à son côté une longue lance de métal, de près de trois mètres de long, devenant à son extrémité une lame recourbée de presque un mètre. Et il la porte sans effort, et sans qu’elle traîne à sa suite.


Ensuite vient le légendaire duo, celui qui fut chanté presque autant que Durin le fondateur, Orgak le puissant et Urztioume, fondateur de la lignée des Tioumes, et premier nain à porter le titre de premier chevalier. Tous deux utilisent des haches. Mais bien différentes. Orgak le puissant possède une magnifique hache à double tranchant, aussi haute que lui, et dont les lames sont aussi larges que lui. Et bien qu’étant un nain, il mesure presque un mètre quatre-vingt, toujours détenteur à ce jour du titre de nain le plus grand du royaume de Brethil, et sa largeur d’épaule est de près d’un mètre. Autant dire que dans les tavernes, même les ivrognes les plus persévérants lui laissent le passage. Urz, quant à lui, est surement le seul de sa lignée à ne pas utiliser d’arme lourde. A l’opposé, il possède une ribambelle de francisques, qui sont accrochées partout sur sa tenue, de manière si dense qu’il semble en portée une armure. Et si je ne l’ai encore jamais vu à l’œuvre, il est dit qu’il ne manque jamais sa cible avec ses haches de jet !


Le suivant est Firalfin, dit le Teigneux. Haut de moins d’un mètre, il est cependant puissant et manie une massue qui fait deux fois sa taille. Il a tué ses parents à ses vingt ans, car il trouvait que le prénom qu’ils lui avaient donné faisait trop elfique. Puis il a mérité son glorieux surnom en massacrant impitoyablement toutes les personnes qui faisaient référence à sa taille, à son prénom, ou aux mèches rebelles de sa barbe.


Et enfin viennent deux naines guerrières. La première est Skorina la bouchère. Ce surnom fait autant référence à sa profession (c’est elle qui été chargée de préparer les banquets, et il y avait toujours profusion de viandes à son époque), qu’à sa manière d’égorger ses ennemie à l’aide de ses deux machettes. La seconde se nomme Olga et elle n’a jamais fait partie du peuple Haladin. Cependant, j’avais remarqué quelque-chose de familier quand je l’avais croisé, et mes soupçons avaient été confirmés quand elle m’avait dit :


- Et toi ! Le vivant ! Si tu retournes là-haut, tu passerais à mon arrière petit-fils le message de faire gaffe à ses abattis quand il se pointera par là ! Ce salopard a profané ma tombe, bon ça je m’en fiche, et à récupérer ma hachette ouvre-tonnelet !


Aussitôt je m’étais souvenu d’une histoire que m’avais raconté Akka, et j’avais proposé à cette glorieuse naine, aïeule de notre illustre Dame, de me suivre, là où elle retrouverait manifestement la piste de cette hachette disparue. En guise d’arme, elle ne possède qu’une chope vide, mais elle semble redoutable, et assoiffée.


Et c’est ainsi que nous nous apprêtons à lancer une glorieuse attaque contre le maître du monde souterrain (au sens royaume des morts ! Pas au sens royaume des nains !), Hadès !
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MessagePosté le: Lun 23 Mai - 15:52 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Beticok Sqazle
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MessagePosté le: Mar 24 Mai - 11:45 (2011)    Sujet du message: Le combat partie 1 Répondre en citant

Pour le moment, le combat semble être en pause. Leso est étendu au sol, une belle estafilade au niveau du crâne, son sang formant une petite flaque à ses côtés. Il n’est pas en grand danger, mais il ne peut participer à la bataille pour le moment. Akka, elle, est en train de pleurer de désespoir, berçant tendrement dans ces bras deux de ses fûts, percés dans la fureur de la bataille. Thurin est toujours debout, bien que chancelant. Son bras droit saigne, et pend immobile à son côté, alors qu’il tient fièrement sa hache dans sa main gauche. Kociteb, lui, semble maintenant protéger de son imposant corps démoniaque ses camarades. La tension dans son regard et dans sa posture m’indique un effort important, et je comprends qu’il maintient péniblement une barrière d’angoisse assez puissante pour empêcher leur ennemi divin d’avancer.


- Contre quoi se battent-ils, demande Ivor derrière moi ?
- Hadès, réponds-je simplement !
- Mais je ne le vois pas !
- Hadès est le seigneur des ombres ! Il possède un artefact puissant : la Kunée, un casque d’invisibilité ! Et comment vaincre ce qu’on ne voit pas !
- Qu’attendons-nous pour les aider, grogne Urz ?
- Stop, dis-je pour les arrêter.

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Mais à ce moment, Kociteb défaille, juste une fraction de seconde, ce qui suffit à son ennemi pour traverser son bouclier et le propulser violemment contre les parois du palais. Puis un choc puissant manque d’arracher sa hache à Thurin, qui parvient tout juste à bloquer le coup suivant qu’il ne peut voir venir. Une de mes flèches oblige l’ennemi à reculer, mais avant que je ne puisse le remarquer, Heral a déjà atteint l’endroit où Thurin se trouve, et parvient à bloquer le prochain coup.


- Non !


Je crie, et laissant tomber mon arc à terre, je parviens avec peine à empêcher les autres de suivre l’exemple de leur compagnon !


- Pas encore, m’égosille-je ! Vous ne devez pas encore participer !
- Pourquoi, demande l’un des combattants fantômes ?


Je n’ai pas le temps de lui répondre, qu’on peut alors entendre résonner un rire puissant et caverneux, comme montant des entrailles même de la terre.


- Pauvre âme stupide, dit-il ! Tu es venu protéger ton compagnon, tu lui offriras son dernier voyage ! Tue-le ! Je te l’ordonne !
 


Et obéissant au commandement divin sous les yeux stupéfaits de nos compagnons, Heral se tourne et tend sa lance, dans une lenteur désespérée, tentant de toutes ses forces de ne pas agir tel que son corps le fait. Il n’y a plus de temps à perdre. Je me tourne :


-  Urz ! Hadès tient un sceptre qui lui permet de commander aux âmes des défunts ! Dès que tu le vois, détruis-le !


Je le vois à peine hocher de la tête pour me signifier qu’il a compris mes instructions, et je me retourne vers le drame qui se joue. Mon regard croise celui du démon, et sans avoir à se parler il comprend mes intentions. Après tout, je suis originaire de son âme, et cela apporte quelques avantages !


- Ivor, dis-je sans me retourner ! Tu as toujours été plutôt doué pour provoquer les ennemis ! Alors fais de ton mieux, je dois savoir où est sa tête !


Alors que ces paroles franchissent mes lèvres, Heral dresse sa lance vers le ciel, au-dessus de sa tête, présage funeste envers son ami et roi ! Et il abat son arme. Qui s’arrête à un centimètre du corps de Thurin, bloqué par une aura violacé. Un peu plus long, Leso, sans réussir à se relever, a tracé dans son sang quelques glyphes de protection pour gagner un peu de temps ! Et Ivor se lance :


- Eh la Charnière, s’exclame le roi-posthume ! J’ai vraiment l’impression que t’es en train de t’Enfer! Sinon pourquoi tu te dissimulerais sous ton casque d’invisibilité ! Faut pas des Kunée ! Et tu te caches derrière les autres ! Tu crois qu’on Morts ? Mais tu vois, j’ai un problème de l’Âme ! c’est du fer Inca ! Sinon je t’aurais cuisiné façon Tartare ! … Et alors, t’attends quoi ? Léthé peut-être ! Qu’est-ce que t’as, le vieux ? T’es timide ? T’as peur de chanter ? Tu te prends pour un Asphodèle ?
- La ferme, craque Hadès !

 


Dès que son cri est poussé, trois de mes flèches volent vers sa tête, chacune précise. Après tout, mon ouïe elfique me permet de définir avec exactitude la position de sa tête. La première flèche touche le haut du casque et le soulève légèrement. Les deux suivantes touchent un peu plus bas, et attire le Kunée vers le haut. Dès que l’artefact est suffisamment enlevé, Hadès réapparait. Une de ses mains tient le sceptre, tandis que l’autre tente de maintenir son casque en place. Mais Kociteb profite de l’instant où le dieu est visible pour lui décocher un magnifique crochet du droit, qui éjecte alors le précieux casque loin de son propriétaire.


Hadès tend le bras pour essayer de le récupérer, mais Kociteb est plus rapide, et un coup du gauche incruste la Kunée dans un mur, quelques dizaines de mètres plus loin. Puis le démon s’écroule au sol, épuisé. Et alors qu’Hadès est déséquilibré, Urz lance deux francisques. La première touche le dieu au bras, lui faisant lâcher le sceptre, tandis que la seconde se plante avec un bruit mat dans celui-ci, l’envoyant voler plus loin.


Et juste au moment où Heral abattait sa lourde lance vers Thurin, le contrôle se relâche. D’un puissant effort qui aurait risqué de briser son corps si celui-ci était encore solide, Heral change la trajectoire de son coup, et entaille profondément le sol, à côté de son roi et ami. La tension de son corps se relâche, et il se retourne vers Hadès d’un geste fluide, descellant sans problème son arme de la gangue terrestre dans laquelle elle se trouve empêtrée, et une lueur de rage absolue flamboyant dans son regard.



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Beticok Sqazle
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MessagePosté le: Mer 25 Mai - 12:02 (2011)    Sujet du message: Le combat partie 2 Répondre en citant

Hadès est grand. Très grand. On ne pouvait le remarquer auparavant, car il était camouflé par son casque magique, mais maintenant que nous pouvons l’apercevoir, nous remarquons en premier la différence de taille. Que ce soit Kociteb, de ses deux mètres de haut (bien qu’il soit étendu au sol), moi avec mes un mètre quatre-vingt-dix (un des rares avantages à posséder un corps elfique), ou encore Orgak le puissant, plus grand nain de la création (bien qu’il ait plutôt voué sa vie à la destruction), nous faisons l’effet de fourmis face aux imposants trois mètres et plus d’Hadès (désolé de ne pas pouvoir donner sa taille exacte, mais je n’avais pas de mètre sur moi, et cela m’aurait fort étonné qu’il me laisse le temps de le mesurer !).


Ses cheveux de jais sont coupés court, et sont encore ébouriffés de leur séjour sous le casque. En revanche, son bouc est parfaitement entretenu. Il est vêtu de gris et noir seulement. Pas une once de couleur ne vient tacher la solennité des lieux, si ce n’est l’écarlate sanglant de ses yeux. Délesté de son sceptre, il attrape la hampe d’ébène accrochée dans son dos, et dégaine son arme. Sa lance est longue, et son extrémité se caractérise par les deux lames symétriques qui, après la séparation se rapproche dangereusement l’une de l’autre.


D’un coup brusque, il abat son arme. Heral lève sa lance et parvient à bloquer le coup, mais il ploie sous l’effort, et son genou touche le sol. Thurin, épuisé et blessé, parvient néanmoins à attraper sa hache, et de son bras gauche l’envoie en direction du funeste dieu. Celui-ci écarte le projectile de sa main libre, mais cela laisse une ouverture dans sa garde, et une chope volante s’infiltre à travers sa défense et le cueille au creux du menton. Si elle le déconcentre un instant, le coup n’est pas assez puissant pour l’étourdir.


D’un rapide mouvement de tête, je m’assure de la situation : tous les autres morts qui m’accompagnent courent se jeter dans la bataille. Olga, aïeule d’Akka, retrouve son équilibre après son lancer judicieux, et quant aux premiers combattants, Thurin est désarmé et blessé, Leso est gravement touché, mais parvient à à garder un bouclier de protection autour de son chef, Kociteb est évanoui, et Akka est en train de faire une pirouette complexe dans les airs dans le seul but de sauver la chopine avant qu’elle ne s’écrase au sol.


Hadès est rapidement encerclé. Orgak et Heral lui font face, étant les plus à même à supporter sa puissance dévastatrice. Akka est sur sa droite, sa hache est au sol, et elle tient la chope comme s’il s’agissait d’un objet précieux (ce quelle est vraisemblablement à ses yeux). De l’autre côté se trouve Olga, et sa ressemblance avec sa descendante est frappante. Urz et moi-même sommes plus à l’écart, chacun d’un côté, légèrement excentrés, dans une position nous permettant de tirer pour attirer l’attention du dieu. Finalfin est d’ailleurs, et semble prêt à se ruer vers les jambes d’Hadès, seule partie de son corps qu’il puisse atteindre. Skorina et Durin sont également derrière l’ennemi, plus par un souci stratégique que par une quelconque frayeur bien sûr. Et enfin Ivor, est aux côtés de son terre, cherchant à se rassurer sur l’état du blessé. Mais son poing crispé sur le manche de sa masse montre qu’il est prêt à se joindre à la mêlée à tout moment.


Et Orgak attaque. Un mouvement circulaire descendant. Sa hache passe au-dessus de sa tête et s’abat en direction du torse du dieu. Un coup simple. Un coup puissant. Un coup dévastateur. Mais Hadès le bloque, et si la hampe de son arme se plie sous l’effort, elle ne se brise pas. Urz et moi profitons de l’ouverture et irons. Moi, une flèche vers le cœur, Urz une francisque vers le ventre. Mais notre ennemi les aperçoit, et d’un mouvement vif et fluide, se déplace juste de ce qu’il faut pour éviter les projectiles.


Au moment où il s’apprête à reposer son pied au sol, il aperçoit Finalfin qui veut profiter de cette opportunité pour l’attaquer. Le déséquilibrer, lui briser le talon si possible. Hadès pivote sur son pied avant, et d’un mouvement de hanche puissant libère son arme de l’étreinte d’Orgak, qui titube sous la soudaine disparition de la résistance, et frappe avec vivacité. Son coup surprend Finalfin, et sa massue lui est arrachée des mains. Mais le nain ne s’avoue pas vaincu, et tente de déséquilibré le maître du royaume des morts en utilisant tout son poids. Qui s’avère malheureusement trop faible.


Mais pas inutile. Car Durin profite de l’ouverture pour donner un formidable coup de poing (et oui ! Il se bat à mains nues) sur le petit orteil du colosse, tandis que Skorina lui plante gentiment ses machettes dans la plante du pied, traversant aisément le cuir de la semelle. Hadès jure (comme tout le monde dans ce genre de situation !), et perd légèrement l’équilibre. Et si ce n’était un réflexe de dernière minute, il aurait fini embroché sur la lance d’Heral qui se fend à ce moment précis.


Pendant cet échange (qui fut très court, je dois l’avouer), Akka s’est libéré de l’emprise que la chope vide imposait à son esprit et l’a renvoyé en direction de son aïeule, récupérant au passage sa hache. Leso s’est approché de Thurin, et tente de guérir ses blessures, bien que la magie curative ne soit pas celle qu’il maîtrise le mieux. Quant à Kociteb, s’il a retrouvé ces esprits, il n’en est pas de même pour ses forces, car le royaume des morts empêche le passage de l’énergie du Songes. Il est donc conscient, mais étendu au sol, ne pouvant bouger que péniblement.
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MessagePosté le: Jeu 26 Mai - 12:14 (2011)    Sujet du message: Le combat partie 3 Répondre en citant

Rassuré par l’état de Thurin et les soins de Leso junior, Ivor se relève. Hadès vient de poser une main au sol dans sa tentative d’évasion du coup d’Heral. Le valeureux sert fermement son arme, et se lance à son tour à l’attaque. Il vise sans ménagement le bras support au moment où le dieu écrase sans ménagement Finalfin de son pied douloureux. Le nain ne peut certes pas mourir à nouveau, mais cela n’empêche aucunement la douleur d’affluer, et celle-là est terrible. Durin a réussi à éviter de justesse l’attaque, et se redresse maintenant.


Bien entendu, Urz et moi-même assurons le support de l’attaque, mais les rares tirs qu’Hadès ne parvient pas à éviter ne font pas de dégâts assez profonds pour lui causer du souci. Akka se jette (de façon littérale) aux côtés d’Ivor pour l’aider dans sa tache, alors que son aïeule se précipite sur les tonnelets éventrés dans l’espoir de pouvoir récupérer un peu du précieux liquide dans sa chopine. Orgak repasse à la charge. Un grand coup destructeur qu’Hadès ne peut bloquer dans sa position actuelle.


Mais il parvient à esquiver. Ne prenant appui que sur la main qui subit les attaques conjointes d’Akka et d’Ivor, le dieu bondit en arrière, avant de se redresser, prêt à poursuivre le combat. Il est certes blessé au pied gauche, et à la main droite, mais il parvient à manier sa lance avec une extrême habilité de sa main gauche. De plus, il vient de sortir du cercle des guerriers, qui sont désormais tous sous ses yeux. Leso Varen, épuisé, s’écroule, ayant soigné Thurin de manière à ce que ce dernier puisse combattre. Ni lui, ni Kociteb, ni Finalfin ne peuvent plus aider à la bataille.


Tous les combattants, fantômes ou non, s’élancent d’un même élan. Mais Hadès donnent un grand coup de son arme pour briser la charge. Urz et moi n’avons pas à nous en faire, mais la plupart des attaquants s’arrêtent juste à temps pour éviter ce coup dévastateur. Et si Ivor et Akka réussirent, l’un par une roulade et l’autre par une pirouette complexe, à poursuivre leur charge sans subir de dégâts, ce n’est pas le cas de Skorina, qui n’a eu que le temps de parer le coup. Ou plus exactement de tenter de le parer, car elle se retrouve propulsée dans les airs et s’incruste avec violence dans un mur.


D’un geste vif de sa main blessée, Hadès envoie Akka au sol, et d’un coup de pied il manque d’envoyer valser Ivor à son tour. Mais si le nain parvient à s’extraire de justesse de la trajectoire du coup, il ne l’évite pas totalement et est projeté suffisamment en arrière pour percuter son aïeul Durin. Mais Thurin assène un grand coup de hache au niveau du mollet, imité rapidement par Orgak et Heral. Hadès retire sa jambe (la jambe gauche, qui avait déjà été blessée précédemment) des griffes de ses adversaires, mais le mal est fait, car son appui devient bien plus instable.


Urz et moi-même avions tout de même réussi à placer judicieusement quelques-uns de nos projectiles au niveau de la jambe blessée, ce qui n’améliore en rien l’humeur de notre ennemi. Mais nous faisons face tous deux à un gros problème ! Le problème de tous ceux qui attaquent à distance : nous tombons à court de munition. Je tire une dernière flèche vers Hadès. Elle se plante dans son bras gauche, mais il ne semble pas en faire grand cas, n’y prêtant pas plus d’attention qu’à une piqûre d’insecte. Je me précipite alors vers Kociteb, partageant alors ce qu’il reste de mais force pour qu’il puisse se relever. Urz lui, a gardé une dernière francisque, qu’il destine à l’accompagner dans la mêlée.


Olga, après s’être abreuvée de la bière qu’elle avait réussi à récupérer, attaque violemment Hadès de sa chopine. Cela aurait pu être drôle, mais il est clair aux yeux de tous ceux qui peuvent la voir en action que ses coups sont précis et destructeur ! Une machine à tuer ! Mais armé d’une chope vide. Urz arrive en renfort et tous les deux s’occupent de bloquer le bras droit du dieu, alors que Thurin et Orgak poursuivent leur attaque sur le flanc gauche. Ivor, Akka et Durin se remette debout plus ou moins rapidement, et se lancent, unis par un consentement muet, dans une charge frontale.


Pour stopper l’attaque, Hadès donne un grand coup vertical descendant, mais Heral, resté légèrement en arrière de ses compagnons, est prêt. Il lève sa lance, prenant la hampe à deux mains, et accusant le choc entre celles-ci, juste au-dessus de sa tête. L’impact est formidable, et le nain a l’impression que son corps part en morceaux, que ses bras se détachent de son corps qui lui-même part en pièce détachées. Et vu la puissance du coup, c’est surement ce qui ce serait produit s’il avait eu un corps vivant. Heral tombe à genou, et lâche son arme, évanoui dans cette position même. Mais l’ouverture a été créée, et ses compagnons en profitent.


Thurin et Orgak attaquent avec une rage redoublée, affaiblissant encore plus sa jambe gauche, utilisant sans remords son absence de défense du à l’attaque lancée contre leurs compagnons. Par ailleurs, Ivor, Akka et Durin attaquent. Hadès lâche sa lance un instant, juste le temps de donner un grand coup du revers de la main vers ses ennemis. Durin, fort de son expérience millénaire, parvient à se coucher au sol de manière à éviter le coup. Ivor, de l’autre côté, a juste le temps d’imiter son aïeul. Akka, au milieu, se prend le coup de plein fouet. Mais dans un dernier acte de bravoure avant de perdre conscience, elle parvient à envoyer sa hache en direction de Durin, qui s’empresse de récupérer l’arme.
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MessagePosté le: Ven 27 Mai - 11:39 (2011)    Sujet du message: Le combat partie 4 Répondre en citant

Hadès frappe de son pied gauche pour repousser Thurin et Orgak, mais cette fois, les deux combattants voient l’attaque venir et parviennent à l’éviter. Cela laisse cependant un répit au dieu pour récupérer son arme. Ivor et Durin saute sur cette occasion de blesser sa main valide, mais l’ennemi est vif, et si quelques-unes de leurs attaques parviennent à le toucher avant qu’il ait reculé, celles-ci ne sont pas suffisantes pour lui causer des blessures compromettantes.


Du côté droit, les deux nains sont en mauvaises postures. Urz, bien que puissant et brutal, n’est pas dans son élément dans un combat rapproché, et son arme ne possède pas la dureté et la puissance des haches destinées au corps à corps. Quant à Olga, elle fait preuve d’une vigueur terrifiante, mais une chope n’est pas une arme si redoutable, bien que ce soit son choix, et son arme de prédilection. Bien sûr Hadès est blessé à cette main, ce qui ralentit quelque peu ses mouvements. Et surtout, il évite des mouvements trop violents, qui pourraient avoir raison de ses adversaires, mais lui infligeraient au passage une rude douleur.




Mais le dieu trouve la faille. De sa main droite et d’un geste vif, il abat sa lance vers Orgak. Thurin, Ivor et Durin en profitent pour lacérer son bras, mais ils ne parviennent pas à détourner le coup. Alors, sans hésitation, Urz lance son dernier projectile à la base de la main du dieu, entamant par là même la prise sur son arme. La force d’Orgak lui permet cette fois de dévier le coup qui a perdu de sa puissance, mais Urz se retrouve maintenant sans défense, et un coup puissant du plat de la main du maître du royaume des morts l’écrase au sol, le mettant à son tour hors-jeu.


Au même moment, profitant de cet instant d’inattention créé par l’attaque, Olga donne un grand coup dans le bras qui s’abat. Sa chope se brise en milles morceaux, mais l’attaque a réussi. Plus qu’elle n’aurait pu l’espérer : la force avec laquelle Hadès a frappé, la force avec laquelle elle a frappé, l’angle son attaque et les blessures précédentes, tout cela cumulé suffit à lui briser le poignet.


Hadès hurle. De douleur et de rage. Mais le mal est fait. Dans sa colère, il frappe Olga de son arme, chacune des deux lames lançant une profonde entaille dans le corps fantomatique de la naine, qui se retrouve à son tour sur la touche. Sa main gauche est maintenant hors d’usage. Et tous les nains sur le flanc gauche profitent de cette diversion pour finir de malmener sa jambe : Durin et Thurin, chacun d’un côté, frappent dans le creux du genou, au même moment, comme s’ils étaient le reflet l’un de l’autre. Ivor frappe sur la rotule, et un claquement sec montre qu’il l’a endommagée, puis orgak rajoute sa force à l’attaque, et le genou lâche.


Hadès tombe au sol. Du côté de son genou fracturé. Si Orgak, Thurin et Ivor peuvent éviter le colosse, Durin se trouve au mauvais endroit (et on peut estimer que c’est plutôt un mauvais moment, surtout pour lui). Malgré toute sa force et sa résistance de nain, il ne parvient à éviter le corps du dieu, corps qui est aussi lourd que grand. Le fondateur de la lignée royale Haladine se retrouve par conséquent écrasé, compressé entre le sol et leur ennemi, amortissant bien involontairement la chute de ce dernier.




De mon côté, je vois Leso qui parvient, avec d’énormes difficultés, à se redresser. Il avance péniblement, presque rampant, vers le sceptre d’Hadès. Une francisque est toujours plantée dedans, mais le bâton est encore en un seul morceau. Petit à petit, dans mon esprit fatigué et embrumé, je parviens à comprendre le plan qu’il a échafaudé. Je veux me précipiter près de lui, pour l’arrêter, l’empêcher de faire une énorme bêtise, mais je n’en est plus la force. Toute mon énergie a été drainée par Kociteb, et tant qu’il ne l’a pas correctement ingérée, il ne sera pas plus utile que la masse inerte qu’il était l’instant précédent.


- Leso ! Non, parviens-je tout de même à crier.


Le mage se tourne vers moi et sourit, puis se retourne sans me répondre, reprenant la route vers le sceptre délaissé.


- Leso, tente-je de l’avertir ! Ce sceptre n’est pas fait pour les mortels ! Si tu actives son pouvoir, il se nourrira de ton être pour accomplir ses desseins.


Mais le mage ne m’écoute pas, bien décidé à agir comme il l’a choisi. Il arrive enfin à son but et ramasse le sceptre, puis se tourne en direction de la bataille. Hadès est sévèrement blessé, mais les attaquants ne sont plus que trois : Thurin, Ivor, et Orgak. Alors qu’ils échangent les coups, et évitent avec plus ou moins de facilité les ripostes ennemies, Leso commence à réciter ses incantations, utilisant sans ce ménage le langage sombre des morts. Des volutes d’énergie violacés se dégagent de son corps et commencent à entourer le sceptre maudit. Puis il rouvre les yeux, qui ont pris la même teinte, puis ordonne :


- Oh âmes damnées dans les ténèbres rassemblez-vous ! Par mon pouvoir et ce sceptre, ma parole est votre loi ! Voici ma volonté ! Voici mon ennemi ! Rassemblez-vous et dispersez-le ! Par le pouvoir et le sceptre j’ordonne !




Et venu de tous les côtés, hurlant leurs rages et douleurs, leurs angoisses et tourments, milles et milles âmes encore se rassemblent jusqu’à former au-dessus de Leso un sombre nuage de ressentiment. Puis elle traverse son corps, et du sceptre qu’il tient est émis un puissant rayon d’obscurité, qui frappe Hadès dans la poitrine, alors que les trois nains guerriers s’écartent aussi rapidement que possible. Mais comme j’avais prévu, le pouvoir est trop puissant, et ronge le corps mortel de Leso : Ses mains, qui s’accrochent désespérément au sceptre, se noircissent de plus en plus, et ses bras commencent également à prendre la même teinte. Ses dents serrées indiquent la douleur qu’il subit, et ses blessures semblent se rouvrir, saignant abondement. Mais deux autres mains, translucides, se posent à leur tour sur le sceptre. Un sourire, un rien de fierté et d’ironie. Une haute stature, et une peau que l’on peut juger sombre malgré l’apparence fantomatique. Un elfe noir ! Et pas n’importe lequel : Leso Varen Senior !


Dès que l’ancien mage fou des Haladins pose ses mains sur le sceptre, la noirceur des bras de son fils recule, semblant se nourrir de préférence de l’énergie du fantôme. Celui-ci éclate de rire. Un rire dur, froid, contenant toute la folie qu’un esprit puisse supporter. Puis il est repoussé en arrière ! Avec violence. Heureusement, au même moment, Kociteb parvient à se lever, et d’un coup puissant arrache l’arme des mains de Leso Junior, qui s’effondre à nouveau, plus qu’épuisé.

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Puis le démon se tourne vers la zone de combat. Tout semble détruit aux alentours. Orgak et Thurin sont relativement sauf, si ce n’est quelques écorchures et autres blessures bénignes. Ivor en revanche, semble avoir été légèrement touché par le rayon destructeur, et ne parvient plus à se déplacer correctement. De dépit, avant de s’autoriser à chuter lourdement au sol, il lance sa masse, la masse légendaire des rois Haladins, la masse divine, à son père, qui l’attrape d’une main sûr, retrouvant les sensations d’une arme qui lui fut familière. Hadès lui, est dans un mauvais état. Sa jambe gauche et son poignet droit brisé le diminue fortement, et une grande marque sombre, et de nombreuses craquelures, reposent sur sa poitrine, à l’endroit au le rayon destructeur l’a touché.


Hadès veut donner un coup de sa lance, qu’il tient aussi ferment que possible dans sa main gauche, mais Orgak est vif et parvient à bloquer son attaque, même s’il en souffre durement. Kociteb se jette dans la bataille, et attaque du côté droit, pour immobiliser comme il le peut leur ennemi. Il envoie une puissante vague d’effroi sur leur ennemi, qui est bien plus réceptif qu’au début de la confrontation.


Hadès titube en arrière. Kociteb lui frappe l’épaule droite. Orgak fait de même à gauche. Et profitant de la magnifique ouverture, et serrant entre ses poings fermés le manche de la masse Haladine, Thurin se lance également. Un seul coup, dans lequel il met tout ce qu’il lui reste de puissance. Un coup puissant. Un coup précis. Juste à l’endroit au le rayon l’avait touché. Juste sur sa blessure. Dans un craquement sinistre, Hadès défaille. Il tombe au sol, et ne bouge plus. Le combat est fini.



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Beticok Sqazle
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MessagePosté le: Sam 28 Mai - 15:32 (2011)    Sujet du message: Conclusion Répondre en citant

La bataille est terminée depuis un petit moment. Nos compagnons fantômes ont récupéré de manière exceptionnelle : une fois revenu à eux, ils récupèrent leur morceau et reprennent sans problème leur forme d’origine. Pour les vivants, c’est une autre paire de manche. Si Kociteb arrive encore à se déplacer, il est bien plus expert dans le charcutage que dans les soins, et ses griffes démoniaques n’aident pas à faire un meilleur travaille. Akka a plusieurs côtes cassé, ainsi qu’une jambe, et il est difficile de la forcer à demeurer immobile. Leso est épuisé, évanoui, immobile, et de plus ses blessures sont graves. Thurin peut encore se déplacer, mais il est bien plus las qu’il ne souhaite le montrer. Moi, j’ai enfin réussi à récupérer assez pour me déplacer, et même si ce n’est pas mon sport de prédilection, mon sang elfique me donne quelques prédispositions à l’administration des soins.



Je suis par conséquent obligé de m’occuper des blessés. J’ai fait d’abord de mon mieux sur Leso, regrettant que Mag ne soit pas là (elle sert au moins à ça !). Il marmonne quelques paroles incompréhensibles dans son délire, mais dès qu’il est correctement pansé (vous avez déjà une momie ? Il ressemble à peu près à ça), je vais m’occuper d’Akka. Thurin  s’est occupé de lui-même, et ses soins sont suffisants pour le moment, quant à Kociteb, il est en train de discuter avec Orgak, confortablement installé.


La partie des soins d’Akka est la plus difficile. Elle est constamment en train de vouloir bougé, et je suis obligé de la menacer (genre : « si tu te calmes pas tout de suite, t’auras pas le droit de voir le toutou ! »), pour qu’elle daigne s’immobiliser un peu. Mais ces répits sont toujours de courte durée, et je suis grandement reconnaissant envers son aïeule quand celle-ci se ramène avec plusieurs tonnelets (surement piqués dans une réserve d’Hadès) pour boire en compagnie de sa descendante. Bien sûr, comme Akka ne peut pas bougé, on lui confectionne une sorte de paille, qui lui permet de s’abreuver goulûment quand elle le souhaite. Certes, ce n’est pas la meilleure manière de boire, mais c’est efficace, et cela lui suffit.


Hadès n’est pas mort (tant mieux, on a quelques questions à lui poser), mais entre ses lourdes blessures et les deux poids lourds (Kociteb et Orgak) qui se sont installés sur sont dos pour être plus confortablement installés pour discuter, il ne peut faire un seul mouvement. Finalfin s’est joint aux deux colosses, mais son poids plumes ne pèse pas vraiment dans la balance ! Ils discutent tous les trois de la meilleure manière d’effrayer un adversaire. Kociteb est prodigue en conseil et astuces (c’est son boulot après tout), Orgak écoute, mais possède déjà quelques ficelles, et Finalfin a les oreilles qui papillonnent tellement il se concentre.


Skorina se joint à la beuverie d’Akka et d’Olga. Urz et Heral se joignent à Durin, Ivor et Thurin et commencent à parler de foules de sujets importants concernant le royaume déchu des Haladins de Brethil.


- Écoute Thurin, dit Durin le visage dur et impassible. Je sais que les terres de Brethil ont été infestées de monstres et d’horreurs, mais peu importe la puissance militaire, si tu comptes défier les dieux, tu auras besoin d’un support ! Une place forte depuis laquelle vous pourrez contrôler les combats, et approvisionner vos troupes.
- Je pense de même, renchérit Heral ! La puissance militaire que tu as rassemblée est la plus grande de toute l’histoire Haladine ! Mais plus les batailles sont rudes, et plus les guerriers auront besoin d’un havre de paix dans lequel se reposer ! Tu dois le leur fournir !
- Mais…
- Père !


Thurin interrompt sa phrase et se tourne vers son fils Ivor, qui le regarde et lui tend la masse divine, qui ne présente pas la moindre trace de la brisure qu’avait laissé le combat contre Odin.


- Père, tu dois reformer les Haladins !


Ivor s’agenouille et lui tend la masse.


- Moi Ivor, roi des Haladins de Brethil, je renonce à mon titre et confie le commandement du peuple de Brethil à Thurin, descendant de Durin


Thurin hésite un instant, puis s’empare de l’arme. Ivor relève la tête, un immense sourire sur le visage. Puis il s’écrie :


- Longue vie à Thurin ! Roi des Haladins de Brethil !




Tous les présents répètent les vivats, puis Durin s’approche de son descendant.


- Les anciennes terres de Brethil ont été maudites ! Tu devras donc fonder un nouveau royaume ! Quand j’eus confié la couronne à mon héritier, je me suis lancé dans un dernier voyage en compagnie de mon ami le mage sombre Zworgak. Je suis arrivé au milieu des terres, au centre du désert le plus mortel qui soit, et j’y aie trouvé un  véritable Eden, comme si un morceau de l’abondance divine avait pris vie sur terre. Je suis resté en ce lieu jusqu’à ma mort, et Zworgak plaça des sortilèges pour en interdire l’entrée à quiconque. Seul moi pouvais les annuler, et je ne l’ai jamais fait !


D’un geste vif, Durin attrape l’avant bras de Thurin, et les étranges tatouages qui se trouvaient sur son bras se mettent à rougeoyer et à se déplacer vers son descendant.


- Je t’offre cette clé, Thurin ! Retrouve cette terre, fondes-y ton royaume, et abats tes ennemis ! trouve mon tombeau, et qu’il devienne alors le cœur de ta citadelle ! La bataille sera rude, Thurin, mais d’autant plus éclatante sera la victoire !


Puis, sans rajouter un mot, Durin se retourne et disparait dans les ténèbres des Enfers. Ivor sourit, dit très rapidement quelques mots d’adieux aux vivants, puis suit son ancêtre et se dissipe à son tour. Puis sans attendre, l’un après l’autre, après avoir échangé quelques paroles, disparaissent. Heral me demande de dire à son fils de veiller sur son souverain. Orgak et Finalfin demandent à Kociteb de passer les voir de temps en temps. Olga accepte finalement de laisser sa hachette à Akka, sous la promesse solennelle de cette dernière de l’utiliser au moins dix fois par jour (ce ne sera pas difficile).


Puis nous nous retrouvons seuls, la même équipe que celle qui pénétra dans les profondeurs ! Je ne peux pas dire combien de temps passa, mais surement plusieurs jours. Après tout, le temps dans les profondeurs échappe à notre jugement, mais les blessures de Leso et Akka furent bientôt assez guéries pour qu’ils puissent bouger. Nous arrachons (enfin, ça s’est plutôt Akka qui s’en est occupé) à Hadès la promesse de nous laisser tranquille, et de ne plus jamais toucher aux Haladins de Brethil. Bien qu’il refuse de nous céder Cerbère (il est tenace le bougre), il accepte de donner à Akka (après un entretien privé de quelques heures) un des chiots de la bête : une petite boule de poile affamée à trois têtes. Le premier geste de la naine est de lui fourrer trois biberons remplis de bières dans les gueules.


Et quand nous sommes assez remis, nous demandons (avec notre gentillesse coutumière) à notre hôte de nous montrer la porte qui mène à la surface. Ce qu’il s’empresse de faire avec une bonne volonté qui nous sidère (bien qu’à mon avis, il soit juste pressé de se débarrasser de nous). Nous arrivons dans une petite salle sombre, et après avoir ouvert (ou défoncé, ces mots sont synonymes en langage nain) la porte, nous tombons dans une salle dorée, décorée de milliers de gemmes et joyaux. Et au milieu, deux tas de tonnelets, vides d’un côté, pleins de l’autre, et deux nains, Harou et Krissom, qui profitent de leur prise de guerre.





Après avoir aidé nos compagnons retrouvés à finir leur tâche bien complaisante, nous décidons de nous remettre en route. Nous récupérons le corps sans vie de Krastys pour lui dédier une cérémonie faite comme il faut. Harou a récupéré quelques parchemins anciens parlant de diverses machines complexes. Kociteb décide de garder son corps démoniaque (plus confortable d’après lui) et laisse le corps nain qu’il avait emprunté dans la caverne. Puis nous revenons au campement. Ce retour est assez calme si ce n’est que Nordberg a tenté d’obliger les soldats à porter le tutu comme uniforme durant notre absence, ce qui a causé quelques remous ! Mais Thurin remet de l’ordre rapidement, et une fête est organisée bien rapidement pour notre retour. Au cours de la soirée, notre chef s’adresse à tous :


- Mes amis ! Mes frères ! Certains d’entre nous ont été des Haladins de Brethil ! D’autres nous ont rejoints en tant qu’Écorcheurs ! Mais nous sommes unis dans un but commun ! Notre désir de renverser ceux qui se moquent de nous là-haut ! Nous sommes puissants ! Et maintenant, nos armes peuvent enfin blesser les dieux ! Mais pour mener cette guerre, nous redeviendrons ceux qui doivent se venger ! Les dieux ont crus avoir détruit les Haladins de Brethil ! Montrons-leur qu’il n’en est rien !


Thurin attrape la masse de Durin, et la lève dans son poing. Un éclat de lune se reflète dessus et éclaire les visages de l’assemblée !


- Mes frères ! Par cette arme que mon ancêtre a arrachée aux dieux eux-mêmes, je redeviens le Haut-roi des Haladins de Brethil ! Aujourd’hui, les Écorcheurs ne sont plus sans terres ! Nous sommes les Haladins, défenseurs des terres de Brethil ! La route sera longue, mais nous atteindrons notre royaume, et nous fonderons notre citadelle ! Si puissante que son nom sera craint depuis les Enfers jusqu’aux cieux ! Aujourd’hui Nous sommes des Haladins !


Les cris et les vivats pleuvent. Mais nous savons que ce n’est que le début ! Le début que la marche des Haladins contre les empires célestes !



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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:59 (2018)    Sujet du message: Les Armes Divinicides

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