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Beticok Sqazle
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MessagePosté le: Mar 10 Mai - 20:25 (2011)    Sujet du message: l'Achéron Répondre en citant

Nous arrivons dans un lieu étrange, mais pas effrayant au premier abord. Plutôt déstabilisant. Tout y est gris. Sauf nous bien sur. Le sol n’est qu’une terre brulée et les rares bourrasques nous portent le goût des cendres. Rien n’existe en ce lieu. Devant nous se tient un désert à perte de vue, et derrière nous également. Sans hésiter nous avançons.


Et petit à petit, le relief autour de nous change. Tout reste gris, mais on peut apercevoir collines et vallées. Puis Le paysage continue de se modifier, de plus en plus vite, plus rapidement que nous avançons. Nous nous arrêtons, surpris, et le paysage se stabilise.


- Ça donne envie de venir y passer les vacances, fait remarquer Kociteb !
- Ça donne un sale goût à la bière, répond Akka en recrachant de la cendre !
- Je hais les hobbits, nous dit Thurin !


Puis, ne voyant rien d’intéressant autour de nous, nous nous mettons à nouveau en marche. Et cette fois, nous arrivons au bout du chemin : Devant nous se dessine un spectacle incroyable, et aucun de nos pas, en avant ou en arrière, ne modifie les environs.


La première chose que nous voyons, c’est l’immense palais, qui se trouve si éloigné de nos qu’il nous faudrait plusieurs jours pour l’atteindre, et qui pourtant englobe près de la moitié de notre champ de vision. Ensuite, nous pouvons remarquer les cinq fleuves qui traversent en tout sens la cité infernale qui se tient devant nos yeux, fourmillant d’activités en tout genre. Le plus proche de nous nous barre la route vers la cité, et sur l’autre rive, on peut apercevoir un monument sombre et imposant devant lequel une file de gens (de morts plus précisément) attend !


Nous nous dirigeons vers le fleuve, et arrivons bientôt sur les berges.


- Qu’est-ce qu’on fait maintenant, demande Thurin ? On nage ?
- On attend le passeur, réponds-je !


Mais le passeur se fait attendre, et après quelques heures, nous sommes tous impatients. Thurin commence à s’approcher du fleuve, préférant apparemment tenter la traversée à la nage à l’attente insupportable.


- Arrête-toi, lui dis-je !
- Pourquoi ?
- L’Achéron ne peut être traversé que par la barque du passeur ! Toute autre embarcation coulera inévitablement, et tout être qui en touche les eaux disparaît !
- Encore des histoires !
- Je ne pense pas ! Personne n’est jamais clamé avoir traversé l’Achéron ! Si quelqu’un revenait des Enfers, il s’empressait de se faire acclamer et louer, mais aucun n’a jamais tenté, ni réussi, de traverser l’Achéron autrement qu’avec la barque du passeur !
- Qu’a-t-il de si dangereux, demande Thurin en regardant le fleuve d’un autre œil !
- C’est le fleuve de la douleur ! Toute la douleur du monde y est concentrée !
- Et alors ?
- Tu as déjà vu une torture d’Akka, lui demande-je alors, bien que connaissant la réponse ?
- Oui, bien sûr ! Et je n’aimerais pas être à la place des prisonniers ! Mais avec de la volonté, ce devrait être possible, continue-t-il un peu moins sûr de lui.
- Si tu trempes ne serait-ce qu’un orteil dedans, tu ressentiras la douleur simultanée des milles et unes tortures les plus efficaces inventées par notre bourreau ! Et sans pouvoir mourir ou sombrer dans l’inconscience ! Autant dire que ton esprit se désintégrera instantanément !


Thurin à tout de suite moins envie de s’y baigner. Akka, elle, nous voyant discuter, s’est approchée. Elle a entendue mais dernier mots, et affiche un sourire ravie.


- T’aurais pas une petite fiole pour que j’en ramène, me demande-t-elle ? J’aimerais en voir les effets !


Je lui donne une fiole, et me retourne vers notre chef.


- Bon ! Je pense que le passeur n’a pas envie de nous voir ! Peut-être que même les Enfers nous craignent !
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MessagePosté le: Mar 10 Mai - 20:25 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Beticok Sqazle
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MessagePosté le: Mer 11 Mai - 20:08 (2011)    Sujet du message: Chanter pour le passeur Répondre en citant

- Qu’est-ce qu’on fait, demande Leso en s’approchant ?
- On ne peut pas attendre éternellement, mais traverser à la nage est impossible, continue Kociteb !
- Alors je vais chanter, réponds-je finalement !
- Ouais ! On va faire la fête !


En poussant ce cri, Dame Akka se met à danser et à chanter, assumant sans peine que nous puissions monter le camp à cinq sur les rives de l’Achéron pour faire une fête. Plus sérieux, et moins bourré, Thurin s’approche de moi et pose une main sur mon front.


- Ça va, Beti, demande-t-il sérieusement ?
- Oui, bien sûr !
- Tu n’as pas de fièvre, mais tu agis bizarrement.
- Non, lui dis-je en souriant, je ne souhaite pas faire la fête ! Mais un dénommé Orphée avait réussi à charmer le passeur avec sa lyre, et je suis sûr que mon luth peut en faire autant !
- Essaye donc, reprend Thurin.


Je vois dans son maintien droit et fier, et dans son visage sérieux et régalien, une ombre de soulagement. Il est content de savoir que je n’ai pas perdu la tête ! Après tout, je suis leur seul guide en c’est lieu, et j’ose croire qu’ils aiment assez mes ballades pour avoir envie de me garder intact (enfin, au moins la tête intacte pour les composer, et les mains pour les jouer).


- Thurin, continue-je alors ! Leso ! Venez par ici !
- Qu’y a-t-il, me demandent-ils en s’approchant ?
- Je vais essayer d’attirer Charon par mon chant…
- Charon ?
- Le passeur ! Il s’approchera surement, mais il avait fallu plusieurs jours à Orphée pour le convaincre de le faire traverser, et bien que bon ménestrel, je ne tiens pas à chanter aussi longtemps…
- Que veux-tu faire alors ?
- Utilisez une méthode digne de moi ! Après tout, je suis également un Écorcheur ! Il est donc tout à fait normal d’utiliser la force !
- Que fait-on, demande Thurin, saisissant rapidement où je veux en venir !
- Une simple embuscade ! Je suis l’appât, Charon est la proie, et vous serez les chasseurs ! Quand il arrivera, vous vous assurerez de ne pas le laisser repartir ?
- Et pour Koci et Akka, demande Leso ?
- Mon maître ne fait que ce qui l’amuse, et le passeur n’est pas réputé pour sa force ! Je ne crois pas qu’il trouvera quelque chose dans une telle embuscade qui soit plus drôle pour lui que contempler Dame Akka ! Quant à elle, il ne vaut mieux pas y compter ! Vu sa façon de marcher, je pense qu’il nous faudra être très prudent pour réussir à la faire monter dans l’embarcation quand celle-ci sera sous notre contrôle ! Alors il ne faut pas compter l’y faire monter avant !


Thurin et Leso acquiescent. Dame Akka entame une chanson paillarde, et Kociteb l’écoute, un sourire aux lèvres. Heureusement, ils sont assez loin et ma voix entraînée surpasse aisément le vacarme qu’ils créent. Je gratte quelques cordes et commence à chanter.
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MessagePosté le: Jeu 12 Mai - 19:31 (2011)    Sujet du message: la traversée de l'Achéron Répondre en citant

Charon tourne vers moi un regard empli de détresse et de désespoir. Si je connaissais la signification de ce mot, je pourrais presque avoir pitié de ce visage pathétique qu’il étale sous mes yeux. Mais comme les autres, je suis un Écorcheur, et pour moi, comme pour eux, la fin justifie les moyens. La fin, c’est d’avoir sa barque sous nos ordre, et le moyen, ce sont les haches de Akka et Thurin, de même que les sorts de Leso et le sourire de Kociteb (si ! si ! Je vous assure que son sourire est effrayant ! Il donne des frissons dans la colonne à en faire éternuer un chat !).




Je jette un coup d’œil autour de moi, et comprends qu’il n’avait que moi à qui adresser sa supplique silencieuse. Akka est encore en état d’ébriété, chantant gaiement des chants de massacres et de débauches ; en elle ne brille aucune étincelle de pureté. A coté, un sourire aux lèvres, Kociteb. C’est un démon. On ne demande pas pardon à un démon, on s’enfuit en courant, et je crois que Charon reverrait de pouvoir faire de même. Leso n’inspire pas vraiment plus confiance : il est comme un enfant à qui on aurait offert le plus magnifique des cadeaux. Surexcité, il court à droite et à gauche sur la frêle embarcation, s’extasiant devant les Enfers qui défilent au fil de l’eau. Ça peut certes sembler attendrissant présenté comme ça, mais je ne connais personne d’autre (à part feu son père) capable de s’extasier devant le royaume des morts. Parfois, je me demande si seul leur dieu est fou. Et enfin, le meilleur pour la fin, Thurin ! Le visage sérieux, sans l’ombre d’un sourire, il regarde devant lui. Loin devant ! Son regard perçant semble pouvoir scruter l’avenir qui l’attend, et ne se pose au présent que sur ses compagnons. Pour les autres, il n’y a que de l’ignorance, de l’indifférence. Ils ne sont pas dignes de son temps.


Et enfin, il y a moi. Moi ! (allez, un peu d’enthousiasme nom de dieu) Un elfe ! Un elfe comme tant d’autres, grand et à l’apparence divine, semblable à un ange de pureté descendu des cieux. Et il a entendu ma voix ! Une voix qui semble caresser son âme pour déclencher un torrent d’émotion. Bien sûr il ne me connaît pas (pas comme vous) ! Il doit penser que je passe mon temps à boire du jus de framboises (je préfère le sang AB+, il a un petit je ne sais quoi…) et à composer des chansons d’amours (actuellement, les chansons que chante Akka et qui lui donnent froid dans le dos sont de ma composition).

C:\Users\pb\Pictures\darthvador.gif


Finalement, on peut dire qu’il croit voir en moi un ange qui pourra le sauver, mais il n’a point vu que le messager des cieux qu’il attend avec espoir est déchu et aussi cruel que ses compagnons. Et il n’a d’autre choix que de ramer, sous l’œil attentif de ses geôliers, en direction de l’autre rive.


Tout c’est passé très rapidement, et il n’a pas eu le temps de le comprendre. Il avait entendu mon chant, et attiré par ce son cristallin et si pur, il s’est approché sans méfiance de la berge. Dès qu’il fut assez distrait par sa contemplation, Thurin et Leso se jetèrent sur lui et l’immobilisèrent, et lui firent clairement comprendre qu’il avait le choix : obéir, où souffrir d’une telle manière qu’il souhaitera mourir (ce qu’il ne peut pas faire, car il est déjà mort !)




Et nous voilà donc, tous les cinq, traversant fièrement les eaux de l’Achéron (contrairement à d’habitude avec les bateaux, les nains se portent bien cette fois-ci ! Peut-être est-ce du au fait que ce qu’il y a dessous est plus dangereux que de l’eau ! L’eau, c’est propre et ça purifie, mais l’Achéron, ça ne fait que te tuer ! Y a rien de propre là-dedans !) Et nous nous approchons petit à petit de l’arrive, où nous voyons la foule d’âmes en peine attendre leur jugement devant le tribunal des Enfers. Quant nous accostons, Akka saute rapidement à terre, et hèle les autres :


- Thurin ! Koci ! Beti ! Leso ! Dépêchez-vous ! On va bien s’amuser !


Une des âmes des environs, qui avait l’air aussi perdue et désemparée que toute les autres, semble se réveiller, et tourne son regard vers nous cinq.



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MessagePosté le: Ven 13 Mai - 19:55 (2011)    Sujet du message: Terreur aux Enfers Répondre en citant

Ses yeux s’agrandissent alors, et sa bouche s’ouvre, mais aucun son, aucun souffle n’en sort. Il regarde ainsi, bouche bée, les cinq compagnons qui descendent de bateau. En entendant les noms prononcés, son corps fantomatique et immatériel est pris de convulsion. Il se retourne alors et prend ses jambes à son cou (autant qu’un spectre puisse le faire), en s’écriant :


- Les Écorcheurs !


Et comme une marée qui frappe le littoral, la vague d’éveil submerge le flot d’âmes. Les yeux s’entrouvrent, les esprits s’éveillent et se remettent en marche. Et comme pour annihiler la paix de leur esprit, la compréhension s’impose à eux.


Non ! Pas encore ! Non, s’écrie un homme !
- Ouinnnn ! commence à pleurer un jeune enfant.


Et ceux-là sont parmi les moins choqués. On peut voir nombre de femmes qui se mettent à trembler et s’affaissent à la seule vue de Thurin. Des dizaines de spectres s’évanouissent (dans les deux sens du terme) après un regard d’Akka, leur rappelant surement les doux moments passés en sa compagnie. Leso et Kociteb ne sont pas en reste, et même moi je profite d’une certaine renommée.


- Eh ben dites donc, fait remarquer Thurin ! On pourrait presque croire qu’on a envoyé plus de la moitié d’entre eux ici !
- Oh, tu sais, lui réponds-je, on a une telle façon de massacrer les gens qu’on croise, même par hasard, que notre nom suffit à faire trembler les plus valeureux soldats des royaumes qui nous entourent, sur au moins milles lieux à la ronde. Et il n’y a jamais eu un survivant pour rapporter des faits ! Ce ne sont que des rumeurs ! Alors imagine ici ! Imagine que ceux qu’on a torturés et tués (et plein d’autres choses, mais ce n’est pas pour les enfants…) racontent un peu nos méfaits !
- Ouais, dit Leso ! Carrément ! Ça nous fait une sacrée réputation !


Et alors que les spectres chancelants s’éloignent de nous avec crainte (comme si on pouvait les tuer une deuxième fois ! Pas que ça nous déplairait, mais…), nous avançons vers le tribunal des âmes. Des squelettes lourdement armés gardent la salle. Droit et immobiles, ils nous suivent des yeux, euh du regard (pardon) alors que nous nous approchons des trois juges.


- Alors, commence l’un d’eux, vous venez pour un jugement ?
- Nous sommes les juges des Enfers, continue le second.
- Je suis Rhadamanthe, dit le troisième. Mes deux comparses que voici sont Eaque et Minos.


Il montre ses deux amis de la main, et ils nous sourient d’un air froid ! Ils ont l’habitude d’être craint ! Mais un détaille chiffonne Thurin qui se malaxe la barbe pensivement, avant d’enfin s’écrier, une lueur joyeuse dans le regard :


- Minos ! C’est ça !
- Quoi donc, demande Akka ?
- J’étais allé faire un tour en Grèce avec Harou il n’y a pas longtemps ! Tu t’en rappelles ?
- Oui ! Et alors ?
- Bah on avait un peu saccagé son palais au passage !


Minos pâlit en entendant l’histoire.


- Alors ! Qu’est-ce qui t’es arrivé,  demande Thurin sincèrement ?


Minos éclate en pleurs et se cache sous une table. Eaque s’approche de lui et tente de le consoler, et on peut tous entendre l’ancien monarque de Crète raconter, entre deux hoquets chargés de larmes :


- C’est eux ! C’est eux ! Ils ont saccagé mon palais ! ils ont décimé mon armée ! Et quand on a cru qu’ils étaient partis sur leurs monstres volants, l’un d’eux a trouvé drôle de nous lancer quelques rochers avec ces armes bizarres ! Un de ces projectiles m’a éclaté la tête ! C’est eux ! Ils m’ont tué !


Alors qu’Eaque est occupé à consoler Minos, et que Rhadamanthe nous regard avec un peu plus d’humilité dans le regard, j’entends Leso murmurer à Kociteb :


- Et ben en voilà un autre qui va passer une sale journée !


Je souris à sa remarque, et m’approche du dernier juge en état de me répondre.


- Bien le Bonjour, Juge Rhadamanthe ! Nous sommes cinq figures de proue du terrible groupe de pilleurs sans pitié connus sous le nom des Écorcheurs ! Comme vous le savez, on est tous très méchants, on a tué plein de monde, alors vous pourriez vous dépêchez, nous juger, puis nous envoyer dans les profondeurs du Tartare !


Si cela avait été possible, son visage fantomatique aurait blêmi. Ses épaules s’affaissèrent, et il me regarda d’un regard presque suppliant :


- Je peux pas, dit-il d’une toute petite voix chevrotante.
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MessagePosté le: Sam 14 Mai - 11:57 (2011)    Sujet du message: Torture spectrale Répondre en citant

- Je peux pas, avait dit Rhadamanthe.


Et en un instant, il se trouve avec les haches de Thurin et Akka sous la gorge, alors que Leso entame une incantation (du genre douloureuse) à son égard. Je n’ai pas bougé d’un pouce. Je suis resté en face de lui, un sourire bienveillant sur le visage. Mais la froideur de mes yeux montre bien que nulle bienveillance ne réside dans mon cœur, et haussant gracieusement un sourcil, je m’adresse au juge :


- Tu ne peux pas, dis-tu ?
- Non ! Pitié !
- Nous, on veut y aller, lui explique-je alors !
- Mais, tente-t-il de se défendre
- Non, non, mon ami ! Pas de mais !
- Je…ne peux pas ! Les autres, du côté du Tartare, ne voudront pas !
- Les autres ?
- Les Erinyes !
- Qu’est-ce qu’elles font là-bas ?


Je m’étonne de savoir qu’elles se trouvent dans le Tartare.


- Qu’est-ce qu’il y a, demande Akka ? On dirait que t’as vu un fantôme ?
- Les Enfers sont séparés en différentes parties, explique-je alors à la naine, un sourire en réponse à sa plaisanterie. Les champs Élisée pour les héros et les purs, les Prés de l’Asphodèle pour la plupart des mortels, l’Erèbe pour les âmes oubliées, et le Tartare pour ceux comme nous !
- On est où nous ?
- L’Erèbe ! C’est la première région des Enfers, et ceux qui ne peuvent se payer la traversée ou passer devant les juges doivent attendre un siècle ici, à se morfondre. Et normalement, c’est ici qu’on trouve les Érinyes et Cerbère ! Mais les Érinyes ont été envoyés dans le Tartare, avec ordre de ne pas nous laisser y pénétrer, apparemment !


Je me tourne vers le juge Rhadamanthe et lui dit :


- Pourquoi un tel réaménagement Rhad ?
- Je n’ai pas le droit d’en parler !


Sa voix tremble et son regard est paniqué et fixé sur la hache qui lui chatouille la pomme d’Adam, mais il reste déterminé. J’éprouve un peu d’estime devant cet être qui ose nous tenir tête en sachant ce qui l’attendra, mais je n’ai que peu de temps à perdre avec une marchandise inutile.


- Akka, dis-je en m’adressant à la naine ! La méthode douce ne marche pas ! Je te le laisse !


La naine sourit et Rhadamanthe déglutit péniblement, de la sueur spectrale coulant sur son front fantomatique. Et alors que je m’éloigne de lui, me dirigeant calmement vers les deux autres juges accompagné de Thurin, j’entends le cri de l’acier assoiffé qui se prépare à se gorger de sang (enfin, pour autant qu’un fantôme puisse saigner). La seule présence de Thurin suffit à affoler le Minos à moitié-fou qui gémit dans les bras protecteurs d’Eaque, alors que je m’accroupis et lui parle :


- Alors Minos ! Vas-tu m’expliquer pourquoi les Erinyes sont au Tartare, où est Cerbère, et ce qui se passe ici ?... Ou peut-être tu préfères que je te confie à Thurin, lui dis-je en lui désignant notre chef, toujours impassible ?
- Je… Je…, commence-t-il en tremblotant ! Seigneur Hadès a décidé, finit-il par lâcher
- Qu’a-t-il décidé ?
- Il a dit… que des gens… souhaiteront aller dans le Tartare ! Ceux-ci ne… ne devaient pas… se voir aut… autoriser le passage ! Les Erinyes… doivent empêcher tout passage… avant votre capture ! Et Cerbère garde le palais !


Je le laisse aux griffes de son angoisse tandis que je me relève en souriant. Le regard de Thurin m’indique sa curiosité, alors que rien dans sa posture ou dans l’expression de son visage ne peut en témoigner :


- Alors, me demande-t-il ? Quelles sont les nouvelles ?
- Nous allons devoir rendre une petite visite de courtoisie au seigneur des lieux, lui dis alors ! Nous allons vers le palais d’Hadès !
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MessagePosté le: Sam 14 Mai - 18:51 (2011)    Sujet du message: Petite visite des Enfers Répondre en citant

- Pourquoi chez Hadès, demande Leso ?
- Nous pouvons saccager ce côté, si la porte n’est pas ouverte depuis le Tartare, nous ne pourrons pas passer ! Ça ne sert à rien de continuer alors ! En revanche, il est dit que le palais d’Hadès est composé de plusieurs milliers de portes, qui donnent sur chaque lieu des Enfers ! Il paraitrait même qu’une porte mène à la surface ! Donc on va là-bas, et on trouve une porte qui mène au Tartare !
- Mais nous ne pouvons pas affronter un dieu ! Pas encore, se rappelle Leso dubitatif !
- C’est vrai ! Mais dis-toi bien qu’avec le bordel qu’on a mis au tribunal, il va penser pouvoir nous débusquer et nous tuer ! Et quand le loup est à la chasse, sa tanière est l’endroit le plus sûr !
- Et bien il y a de forte chance qu’Hadès parcourt les Enfers à notre recherche, pendant qu’on est chez lui, à s’amuser avec son chien et à visiter son palais !
- J’aime pas les chiens, fait remarquer Akka !
- Tu apprécieras celui-là, lui affirme-je ! Il fait trois mètres de haut, a trois têtes, et est anthropophage et spiritophage !
- Ça a l’air d’être une brave bête, reconnut-elle en hochant la tête.


Et sur ces paroles encourageantes, je prends la direction des opérations (mes nombreuses lectures font de moi les plus érudits à propos de la configuration des lieux. En effet, Thurin et Akka ne s’intéressent qu’à la manière d’envoyer les gens là-bas, Leso est intéressé par le fonctionnement des âmes, mais pas vraiment à leur repos, et Kociteb trouve plus amusant de visiter de manière inattendue. En gros, je leur sers de guide.


Je prends donc mon parti de leur faire visiter un peu les Enfers tandis que nous nous dirigeons vers le palais. Je leur parle de l’Erèbe, et de l’attente centenaire des âmes abandonnées, je leur parle de Cerbère et des Erinyes, qui gardent ces lieux en temps normal, je leur parle aussi de pré de l’Asphodèle, où le pollen des fleurs semble aspirer toute la vitalité de ceux qui la respire (le pavot à côté c’est de la gnognotte !), je leur parle des Champs Elisée, séjour des héros et bien-heureux.


Je leur explique ce que nous voyons. Que les flammes qui coulent avec fluidité constituent le fleuve Phlégéthon, affluant de l’Achéron, et bloquant la prison des mauvais (nous on est la catégorie supérieure !). Je leur montre le Cocyte, que l’on peut voir disparaître dans les terres, et je leur explique qu’il entoure le tartare, mais qu’on ne peut le suivre sans avoir à s’y tremper, et qu’il est aussi dangereux que l’Achéron dont il est l’affluent. Et enfin je vois le dernier fleuve qui tire ses eaux de l’Achéron, et je leur conseille de ne pas en boire (même si je me doute qu’ils n’en ont pas l’idée ! Boire de l’eau, même venant des Enfers, n’est pas une attitude naine !), car elle rendrait leur mémoire aussi vierge qu’un parchemin entre les mains d’un analphabète aveugle et manchot.


Et puis je leur montre le second fleuve, le Styx, entouré de haute muraille depuis que Thétis y a trempé son fils pour le rendre invincible. Mais les nains ne sont pas intéressés ! Il vaut mieux être mortel qu’avoir à se baigner dans de l’eau ! Puis je leur montre le palais d’Hadès quand nous arrivons. Et bien sûr celui-ci est protégé. Des squelettes belliqueux, et des âmes qui semblent un peu moins frêles que celles rencontrées précédemment, nous attendent de pieds fermes, prêts à se battre.


Et pendant que je discute avec Leso des tortures d’âmes en vigueur en ces lieux (il a hérité de l’intérêt de son père pour ce genre de discussion) et que Kociteb fait des expériences étranges avec quelques pièces récupérés, Thurin et Akka s’amusent à démolir leurs ennemis ( genre qui arrive à faire le plus de morceaux d’un squelette, qui arrive à obtenir la plus grande giclée de fluides fantomatique, et autres jeux du genre).


Puis, nous entrons dans le palais, une fois l’entrée bien nettoyée. Nous commençons à chercher, ouvrant les portes les unes après les autres, mais elles sont bien trop nombreuses et nous perdons trop de temps. Nous savons (car Kociteb n’a pas senti sa présence) que le Seigneur des lieux n’est pas là pour le moment, mais nous ne pouvons l’affronter sans armes appropriées, et nous ne devons par conséquent pas perdre trop de temps.


- Il est où le toutou, demande Akka un brin de déception dans la voix ?


Je me retourne pour lui dire de continuer à chercher, puis je me rappelle les paroles de Minos ! Cerbère doit garder la voie vers le Tartare ! Si nous le trouvons, nous trouverons la porte !


-  Bien joué Akka, dis-je à la naine !


Elle ne comprend pas pourquoi je la félicite, mais elle a l’air contente d’elle. Je tends l’oreille (et quand un elfe tends l’oreille, c’est quelque chose !), et j’entends de faibles grognements. Je me dirige vers eux, rapidement suivi par mes compagnons. Et enfin nous arrivons et nous voyons se pencher vers nous trois têtes énormes, baveuses, et indubitablement affamées.
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MessagePosté le: Sam 14 Mai - 19:32 (2011)    Sujet du message: Ballade aux Enfers Répondre en citant

Petit interlude avant la bataille contre le fauve tricéphale ! Voici une petite chansonnette concernant notre petite visite des Enfers ! Vous pourrez la fredonner gaiement à tout moment de la journée (si vous le voulez !). Bien sûr, je ne vous donne pas le nom de la véritable chanson ! Il vous faut trouver vous-même !

 


C:\Users\pb\Pictures\punk2.gif  

 
Tous les Enfers semblaient vides,
Je menais avec moi mes amis,
En ces lieux je leur servais de guide,
Moi, Beti !

Et les Enfers semblaient froids,

La cendre faisait un tapis,
Et devant nous étaient pris d’effroi
Les esprits !

Je parlais en phrases sobres

Pour leur expliquer l’opprobre
De ces renégats
Envoyés dans le Tartare
Tout en jouant sur ma cithare
Un air plein de joie !

Et les Enfers semblaient vides,

De la peur des morts on a souri,
Et moi ici je servais de guide,
Moi, Beti (x2)

Et alors nous nous sommes avancés,

Et j’ai décris les lieux
Défilant sous nos yeux,
J’leur ai dit tout ce que je savais
Des Enfers, du Tartare
Ça faisait une flopée !

L’Erèbe, les Prés de l’Asphodèle, et les Champs Élysée

J’leur ai tout raconté et on a chanté
Et puis ils ont entamé
En riant des Enfers
Plusieurs tonneaux de bière
Et on s’est bourré !

La La Lalalalala La Lalalalala La Lalalalala Lalalalala (x3)


Le palais aussi semblait vide

Hadès bien sûr était parti
Nous sommes entrés moi et impassible
Mes amis !

Il y avait des millions de portes

Et des ennemis en cohortes
Et on les dézingua
On trouva aussi le toutou
Et avec lui on fit joujou
Là, on s’amusa !

Et je mène les nains avides

Au cœur du palais de la nuit
Et ils se gorgent de liquide
Mes amis ! (x2)

La La Lalalalala La Lalalalala La Lalalalala Lalalalala (x2.5)
 

 
C:\Users\pb\Pictures\punk2.gif  

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MessagePosté le: Dim 15 Mai - 20:03 (2011)    Sujet du message: Ecorcheur Vs Cerbère Répondre en citant

Devant nous se tient, la bave aux lèvres, les trois têtes géantes de Cerbère. Babines retroussées, il grogne avec férocité en nous apercevant. Le temps n’est plus au batifolage, j’attrape mon arc d’un mouvement fluide et en un instant une flèche est encochée. Et du coin de l’œil, j’aperçois les autres. Thurin a la hache à la main, et son visage est plus sérieux, si cela est possible, que d’habitude, témoignant de sa concentration. Leso a son bâton de mage dans la main gauche, et l’extrémité brille d’une lumière violacée tandis que de sa main droite il trace des glyphes étranges dans les airs. Kociteb sourit toujours, mais ce sourire là, avec un des deux coins plus relevé et les lèvres serrées, témoignent du plaisir de la bataille. Cela prouve l’estime en laquelle il tient l’adversaire.


Puis mon regard s’attarde sur Akka. Je n’en avais pas vraiment l’intention ! Je passais juste machinalement nos positions en revue. Un bon archer doit savoir où sont ses alliés s’il ne veut pas les blesser dans la bataille ! Mais quand mon regard tombe sur Akka, je ne peux m’empêcher de la fixer, me demandant ce qui lui prend. Elle a déposé au sol son bagage, ce qui peut sembler normal, sa hache, ce qui est déjà plus inhabituel, et son tonnelet de bière entamé (et non fini !), ce qui incroyable. Puis les deux mains devant elle, comme pour montrer qu’elle est désarmée, elle s’approche de Cerbère.


- Oh ! Il est mignon le toutou ! Il veut s’amuser le toutou !


Une des têtes de Cerbère (celle du milieu) s’approche de la naine pour la renifler, mais l’odeur (eh oui ! C’est une naine) le fait éternué. Je vous épargnerais les détails croustillants sur l’état d’Akka couverte des résidus des nasaux de la tête, mais il est clair qu’elle pris mal cet accueil.


- Oh, le méchant toutou, dit-elle avec un sourire cruel et une étincelle de folie dans les yeux ! Il va falloir le dresser et lui apprendre à bien se tenir !


Et sans attendre, elle saute sur la tête de Cerbère qui lui a infligée cette humiliation, et se consacre à lui apprendre de sa manière si particulière à ne pas lui éternuer dessus. Cette tête glapit, et les deux autres, qui regardaient de manière menaçante et en grognant Thurin et Kociteb, se tournent et commence à essayer de mordre l’enragée qui blesse leur compagnon.


Profitant de l’occasion, les deux se lancent sur l’ennemi, l’un utilisant sa hache, l’autre ses griffes démoniaque. Et pendant ce temps, moi et Leso nous les soutenons. Une flèche par ici ! Un sort par là ! On détourne l’attention des têtes quand elles deviennent un peu trop dangereuses ! Et Akka reste fermement accrochée à la tête du milieu, se tenant d’une main alors que ladite tête la secoue dans tous les sens pour se libérer de son étreinte mortelle, et frappant continuellement, sans s’arrêter un instant, ce « cabot mal-élevé » comme elle dirait.


Thurin tente d’un ou deux puissants coups de hache d’attaquer les autres têtes de la bête, mais sa haute taille l’empêche de l’atteindre.


- Koci !


Ce cri suffit. Le démon tourne la tête et échange un regard avec le chef nain. Et ils se comprennent. Et le nain se jette sur les pattes de Cerbère, l’obligeant à faire de complexes pas de danse, tandis que Kociteb, de ses plus de deux mètres de forme démoniaque, inflige de lourdes griffures aux museaux belliqueux du Cerbère. Leso, d’un sort magnifiquement chronométré, paralyse les pattes arrières de la bête au moment même où Thurin fauche la jambe avant droite et Kociteb inflige un magnifique uppercut à la tête de gauche.


Puis Akka (qui a été drôlement secouée durant l’intervention, calme les trois têtes du plat de sa hache.


- C’est une brave bête bien joueuse, fait-elle remarquer ! On pourra la ramener avec nous, demande-t-elle à son roi ?
- On verra, Akka ! On verra !
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MessagePosté le: Lun 16 Mai - 19:38 (2011)    Sujet du message: Le Tartare Répondre en citant

Nous contournons alors le corps immobilisé de la bête pour atteindre la porte. En l’ouvrant, je n’ai aucun doute : elle mène bien dans le Tartare. Je me tourne vers mes compagnons, et aperçoit Akka qui regarde Thurin d’un air implorant, jetant de temps à autres un rapide coup d’œil au monstre tricéphale inconscient.


- Akka, explique-je, ne t’inquiète pas de ça maintenant ! On ne va pas l’emmener dans le Tartare, et on a de bonnes raisons de repasser par ici sur le chemin du retour ! On s’en souciera à ce moment.


Toujours aussi impassible, Thurin approuve mes paroles d’un signe de tête, tandis que Kociteb et Leso rechigne d’impatience de visiter notre prochaine destination et qu’Akka marmonne quelques mots au chien.


Puis elle se décide et nous rejoint. La porte est ouverte, et on peut entendre les cris de douleur de milliers de torturés qui profitent pleinement de leur passage aux Enfers. Nous nous retrouvons alors, une fois le seuil franchi, sur le sommet d’une montagne. Et le paysage s’impose à nous : simplement grandiose !


Une haute muraille d’airain entoure un lieu de milles châtiments. Des marais dont s’élèvent des brumes verdâtres, des geysers de flammes et des tempêtes endiablées se déchainent sous nos yeux émerveillés. Puis j’aperçois ceux que nous cherchons : bien loin, adossés et enchaînés aux parois d’une falaise par de lourdes mailles d’acier, sont les Titans. Je souris, puis les indique aux autres, qui comprennent et sourient à leur tour, face au but de notre expédition.


Thurin regarde les environs, ne relâchant jamais sa vigilance coutumière. Kociteb sourit, trouvant magnifique inspirations pour les nuits mouvementées de milliers d’innocents. Akka ne sait décidément plus où donner de la tête : elle regarde partout et n’arrive à décider vers quel endroit aller.


Leso, lui se décide à visiter les environs, mais au moment même où il fait un pas, il entend crier :


- Attention ! Le rocher dégringole !


Il se recule avec précipitation, et évite de justesse l’imposante pierre qui dévale inéluctablement la pente, alors qu’un homme, l’ai las et éreinté, la poursuit en vain. Le voyant passer devant lui, notre cher mage est pris d’une inspiration subite et tend la jambe, fauchant ainsi celles de l’homme, qui s’écroule et dévale à son tour la pente en roulé-boulé. Nous rions de ses acrobaties spectaculaires, puis une fois qu’il a atteint le bas, j’explique à mes compagnons :


- Voici Sisyphe ! Un astucieux manipulateur, qui aimait jouer des tours aux pauvres gens. Et parfois aux moins pauvres ! Il a cru pouvoir se jouer des dieux, mais ceux-ci étaient plus rancuniers qu’il ne l’avait imaginé. Il a été condamné à faire rouler son caillou jusqu’en haut de la montagne, mais une fois la cime atteinte, celui-ci retombe inévitablement en bas, et il doit recommencer !


Puis nous arrivons prêt d’un vieil homme décrépit, assis devant une magnifique tablée. Je m’assois à ses côtés, et invite mes compagnons à faire de même.


- Venez ! Il est temps de faire une petite pause ! Et pourquoi ne pas profiter de l’hospitalité de notre hôte ?


Sans attendre de commentaire de la part de celui-ci, je commence à me servir, rapidement imiter par mes compagnons. A la fin de ce banquet improvisé, je leur explique :


- Voici les meilleurs mets que l’on puisse trouver sur Terre ! Extra, n’est-ce pas ?


Mes compagnons le reconnaissent vivement, et une lueur de désespoir passe dans les yeux du vieil homme, qui n’a pas bougé depuis notre arrivée. Je lui mets une main sur l’épaule, et le présente aux Écorcheurs :


- Voici Tantale ! Pour se moquer des dieux, il leur a donné son fils aîné à manger ! Ils n’ont pas apprécié, alors ils l’ont condamné à avoir tout le temps sous les yeux les mets les plus délicats, sans pouvoir jamais sans sustenter. Merci mon vieux, dis-je en m’adressant à lui, un sourire aux lèvres ! C’était vraiment succulent !


Puis nos continuons la visite. Nous apercevons Ixion, toujours accroché à sa roue enflammée (il a été très dur d’arrêter Akka ! Apparemment, c’est la première qu’elle s’est autant amusée en jouant au cerceau). Nous avons également croisé les Danaïdes, remplissant inlassablement leur tonneau percé (on s’est pas trop approché car elles manipulaient une substance dangereuse : de l’eau !) Nous croisâmes aussi les Aloades, et nous joignîmes le chant incessant de la chouette pour leur casser un peu plus les oreilles (enfin pas moi car je n’arrive pas à chanter faux !).


Et en arrivant enfin aux titans, nous croisâmes les Hécatonchires. Ils ne souhaitaient guère nous laisser passer au début, prêts à se battre jusqu’à la mort, mais je pus les convaincre que puisque nous n’allions pas les libérer, ils n’avaient aucune raison de nous bloquer la route. Notre comportement tout au long de la visite du Tartare joua en notre faveur : nous n’étions manifestement pas là pour alléger leurs souffrances !


Une fois convaincus, nous leur serrâmes les mains pour scellez notre promesse (ils ont cent mains chacun, et ils sont trois ! ça nous a pris un petit moment !). Et alors nous pûmes accéder à la prison des Titans !
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MessagePosté le: Mar 17 Mai - 21:56 (2011)    Sujet du message: Les Érinyes Répondre en citant

Là, on peut dire que c’est la partie la plus ennuyeuse de notre aventure ! Les Titans, les êtres qui ont failli détruire les dieux, et qui régnaient sur les cieux avant eux, ne sont plus que des ombres décharnées de leur puissance passée. Ils ne réagissent pas quand nous nous approchons d’eux et tentons de différentes manières d’attirer leur attention. Certes, les réveiller n’est pas nécessaire, mais après être venu jusque là, il aurait été agréable de voir la manière dont ils subissaient leurs tourments infinis.


Mais nous ne pouvons consacrer trop de temps à cela, et nous nous arrangeons bien vite pour trouver des plaies d’où le sang suinte encore (ce qui n’est pas vraiment dur, vu leur état). Nous trempons chacun nos armes dans leur sang, leur conférant ainsi les propriétés adéquate à notre projet, soit être capable de trancher du divin. Puis je sors des fioles pour récupérer encore plus du précieux liquide (celle que j’ai donné à Akka faisait partie des nombreuses que j’avais emporté dans ce but ! Ne croyez pas que je me balade habituellement avec des fioles dans les poches).


Et une fois nos réserves remplies, nous rebroussons chemin. Nous saluons à nouveau les Hécatonchires, puis nous nous dirigeons d’un pas vif vers la porte précédemment empruntée (Akka fait un détour histoire de récupérer un ou deux tonnelets de la table de Tantale). Là, nous avons une mauvaise surprise ! Certes, je savais qu’elles se trouvaient dans le Tartare, mais j’espérais malgré tout ne pas attirer leur attention en utilisant un autre chemin que la voie habituelle. Mais toutes les trois sont là.


Se tiennent sous nos yeux trois créatures effroyables. Il fallait trouver un terme pour les décrire, et comme la plupart des gens les jugerait effroyables, j’ai choisi celui-ci, même si ce n’est pas exactement l’effet qu’elles ont sur notre étrange expédition ! En effet, Akka est trop occupé à savourer son récent butin qu’elle ne leur jette même pas un coup d’œil, Thurin reste calme et les étudie impassible, Leso applaudit, tout content, comme un enfant à qui on aurait offert un magnifique cadeau, Kociteb les regarde, et tente de déterminer le quotient amusement qu’elle pourrait lui fournir, et moi, et bien je les détaille pour pouvoir ensuite vous fournir une description assez exacte ! Ce n’est certes pas les réactions habituelles devant l’effroyable, mais que voulez-vous, nous sommes des Écorcheurs !


Comme je le disais donc, ces trois créatures se trouvent non loin de nous ! Trois femmes (autant qu’elles puissent l’être), dont les grandes et sombres ailes les portent dans les airs devant nous, tandis qu’elle nous foudroie (au sens figuré) de leurs yeux à la couleur des ténèbres d’où coulent d’innocentes larmes de sang. Leur peau pâle rappelle le blême des esprits des morts, et sur leurs têtes se débattent en tous sens des milliers de serpents, qui ne cessent de se mordre les uns les autres, quand ils n’infligent pas le même traitement à leurs hôtes. Et elles tiennent entre leurs mains griffues fouets et torches, pour supplicier les criminels qui s’attirent leur courroux.


Je retiens un juron, puis affiche mon sourire le plus charmeur, et m’avance vers elles :


- Bien le bonjour Mesdemoiselles ! Ravi de vous rencontrer ! Je suis Beticok Sqazle, Ménestrel des Cauchemars. Mais appelez-moi donc Beti, comme le font tous mes amis !


Les trois Érinyes, car oui ce sont bien elles, s’approchèrent de moi en faisant claquer leurs fouets, en agitant leurs torches, et en me souriant, dévoilant ainsi leurs dents pointues (ou leurs crocs, devrais-je dire !). Mais je ne fais montre d’aucune peur (et oui ! C’est ça de côtoyer Akka tous les jours !), et attrape les bras de deux d’entre elles. Je les attire vers le sol avec douceur, et elle ne me résiste pas, n’arrivant manifestement pas à comprendre ma réaction. Puis je pose un bras sur leurs épaules, puis me dirige avec mes ceux ‘conquêtes’ vers mes camarades. D’un regard aimable, j’invite la troisième à nous suivre.


- Venez donc que je vous présente également mes compagnons ! Voici Thurin ! Notre chef ! il est un peu bourru, mais ne vous inquiétez pas ! Après quelques verres, il est le plus agréable compagnon ! Voici Akka ! Une compagnie toujours agréable ! Je ne me rappelle pas l’avoir déjà vue non bourrée ! En suite voici Leso ! Il adore la déco chez vous ! Si vous aviez vu comme il regardait partout ! Je suis sûr qu’il s’en inspirera si un jour il s’installe quelque part ! Et enfin voici Kociteb ! Je pense que vous avez déjà fait des affaires avec lui ! Peut-être pas directement, mes les Enfers, et en particulier le Tartare, on toujours été des bons clients en Cauchemars !


A leur air éberlué (ce qui est tout de même plutôt dur à déterminer vu leur faciès), je comprends qu’elles n’ont jamais été traitées ainsi, et qu’elles ne savent pas comment réagir. Je me tourne cette fois vers mes compagnons, et leur présente les trois créatures :


- Voici Mégère ! D’un tempérament de feu, il n’est pas vraiment agréable de déclencher sa colère ! Ensuite je vous présente Tisiphone ! Elle vous fera payer au centuple tout outrage ! Et enfin voici Alecto ! Et si elle vous a dans sa ligne de mire, ne vous attendez pas à la moindre pitié !


Je souris une nouvelle fois aux trois Érinyes, et je remarque qu’Alecto me sourit timidement en retour !


- Je suis navrée que notre visite soit si courte, leur explique-je, mais nous avons un emploi du temps assez chargé ! On doit aller parler avec Hadès, rajoute-je, voyant leurs mines se fermer ! Mais ne vous inquiétez pas ! Je suis sûr qu’on se reverra un jour !


Et terminant sur ces belles paroles, je pousse mes amis vers la porte qu’on traverse sans peine, et que je referme derrière nous, ne leur laissant pas le temps de réfléchir au fait de nous laisser passer ou non. Thurin me regarde avec un air interrogatif sur le visage :


- Pourquoi une telle ruse ? On aurait pu se battre !
- Certes, réponds-je alors ! Mais j’avais plusieurs raisons d’agir ainsi ! Premièrement, elles sont tout de même redoutables, et je prévois de tester nos armes sur Hadès ! Il valait mieux ne pas s’essouffler trop tôt ! Ensuite, il vous faut savoir que même les dieux les craignent ! Sinon, ils les auraient enfermées, comme les autres créatures de leur genre, et ne les auraient pas embauchées comme gardiennes.
- Ce sont de bonnes raisons, reconnait Thurin, pensif !
- La dernière est la plus importante !
- Quelle est-elle, demande notre chef intéressé ?
- Eh bien, même si les Écorcheurs ne reconnaissent aucune divinité, elles sont ce qu’il y a le plus proche pour nous !
- Quoi, me dit-il en regardant d’un air étonné ?
- Bien sûr ! La Haine, la Vengeance, et l’Implacabilité ne sont-elles pas les vertus primordiales des Écorcheurs !


Puis je me retourne et avance de quelques pas, et remarque un fait étrange. Je lève la main, et stoppe toute réponse de venir ! Cerbère, que nous avions laissé ligoté dans les parages, a été libéré, mais je ne sens pas sa présence dans les parages. Puis, sans rien voir de ce qui m’arrive, je sens un coup dantesque qui me prend au creux des reins et me soulève dans les airs pour me propulser à travers le palais !
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MessagePosté le: Mer 18 Mai - 20:59 (2011)    Sujet du message: Le palais Répondre en citant

Criant à en perdre haleine, et les yeux rougis de sang, Harou court ! Plus rien autour de lui n’a d’importance. Ceux qui ont le malheur de se dresser sur son chemin, périssent avant de l’avoir remarqué, et sans qu’il les ait remarqués. Dans son esprit enflammé, frénétique, plus grand-chose n’a d’importance : son arme, qui comme une extension de son corps, aspire une partie de son âme, prête à déclencher son ire vengeresse contre son ennemi ; son ennemi justement, celui qui menace la paix de son roi ; et son roi, sa fidélité à toute épreuve étant le seul lien qui puisse le rattacher un tant soit peu à la raison ! Malheureusement, son roi n’est pas là pour en tirer parti ! Alors Harou court à la recherche de sa proie.


Sans se soucier du nombre d’ennemis qui le poursuivent, sans se soucier du temps qui passe, sans se soucier de la fatigue qui ronge ses membres engourdis, il court. Rien n’a d’importance en dehors de la flèche qu’il destine à son ennemi ! Elle trouvera sa gorge, il se l’est juré ! Et bien sûr, dans sa rage incontrôlée, il ne prête pas attention à ce que deviennent ses alliés.




En ce qui concerne ses alliés justement, ou du moins les deux autres qui n’avaient pas profité du voyage vers les Enfers, ils étaient chacun occupés avec de problèmes de natures bien différentes.


Krastys, lui, avait poursuivi Harou pendant longtemps ! Très longtemps, et trop longtemps ! Inquiété par l’état obsessionnel de son ami, il s’était chargé de protéger leurs arrières, tandis qu’il essayait de garder son allure claquée sur celle du nain enragé. Mais après plusieurs heures de courses effrénées dans les coins et recoins du magnifique palais, il avait fini par perdre son compagnon de vue. Perdu pour perdu, c’était-il dit, il valait mieux se battre pour repousser tous les ennemis à leurs trousses.


Négligeant son souffle court, et les quelques blessures qu’il avait récoltées durant la poursuite effrénée, il retrouva rapidement son apparence d’orc, avec des bras puissants et des crocs acérés. Et depuis, il se bat, entouré de milliers d’ombres ennemies qui tentent désespérément de le faire tomber. Sans y arriver.

C:\Users\pb\Pictures\jedisabre.gif


Krissom, assoupi depuis le début de la bataille dans ce palais, finit par se réveiller. Il se retrouve entouré, encerclé, des dizaines de lances ennemies pointées sur sa poitrine. Mais il ne fait pas attention, car il a la bouche pâteuse, une migraine de folie, et une forte envie de se soulager. Sans donner même un coup d’œil à ceux qui l’entoure, il se relève péniblement et s’étire, baille à sans décrocher les mâchoires, puis dégage de son chemin deux lance ennemie et va se soulager aux toilettes adjacentes, laissant les ombres ennemies interloquées, ne sachant comment réagir à cette indifférence absolue. Puis il revient, retourne à l’endroit où il a si bien dormi, et toujours sans s’intéresser aux hordes d’ennemis autour de lui, se met en boule et se rendort.



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MessagePosté le: Jeu 19 Mai - 20:43 (2011)    Sujet du message: Le roi maudit et le chevalier Répondre en citant

Et enfin il arrive dans la salle principale. Combien de temps cela lui a pris ? Il n’en sait rien, et il s’en moque. Autour de lui brille l’or et les gemmes par milliers, mais il ne les voit pas, car son regard se concentre sur la seule chose qui l’intéresse : son ennemi ! Le roi Karasteel Karbarok est en face de lui, en haut des quelques marches qui mènent à son trône. Et sur ce trône magnifique, sublime, et qui ferait se pâmer de jalousie les dieux mêmes, il attend, un sourire aux lèvres, une hache à la main. Voyant le nain enragé s’approcher, il lui dit :


- Eh bien Harou ! Quel terrible invité ! Saccager ainsi le palais de ton hôte !
- Descend Karasteel ! Que je puisse voir tes yeux implorer ma clémence au moment où je te renverrais parmi les ombres néfastes !
- Bien ! Tu auras ton duel !





Et le nain se lève, majestueux, et retire d’un geste désinvolte la lourde cape ornée qu’il portait alors. Si les vêtements qu’il dévoile ainsi sont aussi richement décoré que tous les ornements du palais, il ne fait cependant aucun doute qu’ils ont été taillés pour la guerre, et non pour parader. Et sa hache éclatante, chef d’œuvre de la métallurgie, brillante des milles feux brûlants de l’orichalque divin, est pourtant recouverte de la sombre aura conférée par le sang versée et les larmes des malheureux.


Sans hésiter, Harou encoche une flèche, calme son cœur et sa respiration, et bande son arc. Puis il relâche la corde et le projectile file vers sa cible. Qui ne bouge qu’au dernier moment. Un simple revers de la hache, et le lourd projectile (genre de pieu je le rappelle, pesant quelques dizaines de kilos) est proprement coupé en deux.


Mais Harou ne s’affole pas et déjà il s’est rapproché et a envoyé sa prochaine flèche. Karasteel ne peut se replacer assez vite pour faire subir à celle-ci le même sort qu’au premier projectile, et il fait donc un pas de côté pour éviter l’impact. Mais Harou est déjà prêt à tirer une nouvelle fois. Sans prendre le temps de la réflexion, et suivant son instinct, le roi du royaume maudit se jette sur Harou, réduisant en un instant la distance.


Mais avec des réflexes acquis durant les milliers de batailles et de victoires qu’il a menées, Harou relève son arc, et sans prendre le temps d’ajuster son tir, instant qui lui aurait été fatal, il tire. Le projectile rencontre la hache, et si celui-ci se fait également trancher, le choc est tel qu’il envoie la hache, et le nain qui y est agrippé, à quelques mètres de distances.


Et la bataille continue ainsi, Harou tentant de garder l’ennemi à une distance alliant sécurité et précision de tir, tandis que Karasteel tente de s’approcher de son ennemi et de lui passer sa hache entre les omoplates, en partant du haut du crâne de préférence.


Mais bien qu’il puisse sembler équilibré, le combat est en défaveur du guerrier de la lignée des Tioumes, car il dispose de projectiles en quantité limitée (surtout quand ils font cette taille). Chaque fois que Karasteel évite ou bloque un tir, c’est une chance de moins pour Harou de vaincre. Il lui reste de moins en moins de munitions. Plus que cinq. Non, quatre ! Trois. Deux ! Un.


Conscient qu’il joue sa dernière chance, Harou inspire à fond et calme son esprit, transférant toute sa rage et sa haine dans le projectile à son bras armé. Puis il relâche. Mais Karasteel l’évite d’un cheveu, et profite de l’occasion pour se jeter sur le nain. Son bond prodigieux le mène à portée de hache de Harou, et il lève sa hache. Et là…


Il crache du sang, et regarde, ébahi, la pointe acérée du ‘pieu-jectile’ d’Harou, qui lui traverse le corps. Sans comprendre, sa hache lui glisse des mains, alors qu’il tente de rester debout. Mais Harou, en face, n’en a pas fini. Il laisse tomber son arc et ferme son poing, puis l’envoie de toute ses forces dans le visage du nain maudit. Sa tête éclate. Le sang gicle. Harou sourit. Apaisé.


La fatigue le rattrape, et il s’affale au sol, profitant de la vue du corps ensanglanté de son ennemi. Il pousse un long soupir. Sa victoire s’est joué sur le fil du rasoir (et les nains n’utilisent pas ce genre d’outil !). Son regard se pose sur le pieu qui a transpercé son ennemi.


- Phuiii, fait-il ! Heureusement que j’avais achevé ce projectile à rebond !



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MessagePosté le: Ven 20 Mai - 22:31 (2011)    Sujet du message: le réveil de Krissom Répondre en citant

Krissom se réveille à nouveau. Il s’assoit calmement, se frotte les yeux énergiquement, puis s’étire en baillant à s’en décrocher la mâchoire. Il tourne la tête dans tous les sens, l’esprit encore embrumé, et il met plusieurs minutes à comprendre ce qui lui arrive. Puis enfin, les cellules imbibées d’alcool de son cerveau finissent par ce mettre en marche et commencent à travailler. Sa vision est tout d’abord bien trouble, mais elle s’éclaircit rapidement, et il parvient enfin à analyser ce qui l’entoure. Ce qui n’aide pas à améliorer son humeur.


Tentant vainement d’oublier l’orchestre qui joue de la cymbale entre ses oreilles, il tente de comprendre un peu ses chances. Faibles, juge-t-il ! Après tout, il est assis au sol, une vingtaine de lances pointées vers lui, il doute d’avoir énormément d’équilibre, et sa tête semble se dévouer à la torture de son être. De plus, remarque-t-il ensuite, son arc et ses munitions (de tailles raisonnables, contrairement à ceux d’Harou) sont de l’autre côté de la muraille d’ombres qui lui fait face.


Mais il ne se décourage pas, et dès qu’il juge sa tête suffisamment peu bruyante pour pouvoir avoir des pensées ordonnées, il sourit aux ombres en face de lui. De sa main droite, il tâtonne le sol derrière lui, et finit par trouver ce qu’il cherche. Il raffermit sa prise, et assez soudainement pour surprendre ses ennemis, il leur lance à la figure ce qu’il reste d’un tonnelet qu’il a vidé. Le projectile fait peu de dégâts, mais il atteint son objectif principal : il ouvre une voie, pendant un très bref instant, dans cette muraille de nain maudits.


Profitant de cet instant, Krissom met toute sa puissance dans ses jambes et bondit. Il arrive à s’infiltrer dans la brèche, et fait une roulade pour se réceptionner de l’autre côté. Au passage, il attrape son arc et son carquois (Nagawika !), et d’un geste aussi fluide que fulgurant tire deux flèche qui font disparaître les ombres les plus proches. D’un geste de l’épaule, il fait passer son carquois dans son dos, et il est fin prêt pour la bataille ! Car elle ne manquera pas d’avoir lieu !


Mais bien qu’aimant se battre (comme tout bon Ecorcheurs), Krissom sait quelles sont ses priorités ! Et dans ce cas, ce n’est pas d’affronter des ennemis surnuméraires pendant que ses camarades (surtout Krastys, car il en a un peu rien à faire d’Harou) se battent surement, voire sont en danger dans le palais. Alors gardant ses ennemis en joue, une flèche encochée, il finit de se relever, doucement, calmement, pour ne pas les effrayer, et commencent à reculer vers les porteurs avec la même lenteur.


Une ombre naine ennemie fait un mouvement, mais Krissom le remarque du coin de l’œil, et d’un mouvement si vif qu’il en devient flou, il abat cet ennemi et se prépare pour un nouveau tir. Si Harou possède des projectiles destinés à faire le plus de dégâts possible à son adversaire, voire à son groupe d’adversaire, Krissom, lui, compte sur son habileté, sa précision et sa vitesse exécution. Un instant lui suffit ! Un instant est fatal, et la Mort foudroyante s’abat impitoyable sur celui qui a tenté vainement de la provoquer.


Il atteint la porte, et ne pouvant se permettre de relâcher sa vigilance et son arme, Krissom ouvre la porte d’un  coup de pied. Le battant s’envole dans le couloir, et il y jette un rapide coup d’œil, pour vérifier que plus d’ennemis ne viennent pas de là. Puis se décidant, il bondit à travers l’ouverture, relâchant encore dans la foulée trois projectiles, qui inévitablement font trois victimes parmi ses poursuivants ! Car les ombres n’attendent pas et se lancent à sa poursuite.


Et il déambule ainsi dans le palais, à la recherche de ses compagnons, durant un bien long moment. Il court d’une allure vive, malgré les quelques ennuis que lui apportent les restes d’alcool, qui le font de temps à autres trébucher sur quelques obstacles inexistants. Mais malgré cela, il avance à bonne allure, et arrive grâce à sa grande adresse à maintenir ses ennemis à distance.


Et enfin il arrive à s’approcher du cœur du palais ; Il remarque alors que les ombres ont cessé de le poursuivre depuis quelques minutes, et arrive finalement devant la porte de la grande salle. Et là, devant les battants de celle-ci, il voit Krastys, sous une forme démoniaque, debout, et des blessures constellant son corps. Il veut l’interpeller, lui demander s’il a besoin d’aide, mais un frisson glacial parcourt ses veines quand il s’approche de son compagnon : son regard est vide ! L’étincelle de vie a cessé d’y briller !
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MessagePosté le: Sam 21 Mai - 21:38 (2011)    Sujet du message: La dernière bataille de Krastys Répondre en citant

Il écrase impitoyablement ses ennemis ! Ses bras puissants et ses poings meurtriers volent dans les airs dans tous les sens, chaque coup renvoyant un ennemi parmi les ombres. Le temps s’étire et s’égrène à chaque ennemi tombé. Mais les ombres reviennent, elles sont trop nombreuses. Chaque fois qu’une d’entre elle tombe, elle est prestement remplacée. Mais Krastys fait un carnage si rapide que les renforts sont rapidement submergés, et que le nombre d’ennemi qu’il a a combattre diminue impitoyablement.


Quand enfin il arrive à leur faire lâcher prise, il se retourne sans même prendre son souffle, et comptant sur le flair de cette forme, il part à la poursuite d’Harou. Il court vers le centre de l’édifice, et dès que les ombres le rattrapent, il se retourne et les combat une fois de plus. Puis il se remet en marche. Cette méthode de poursuite peut sembler aléatoire, et longue, mais il arrive petit à petit à gagner du terrain sur son compagnon : ses foulées sont plus importantes, et il est donc un petit peu plus rapide, et il arrive à éviter certains détour qu’Harou prends dans sa fureur aveugle.


Il arrive devant la grand porte, alors grande ouverte, et voit Harou, face à Karasteel, qui s’approche de son ennemi, prêt à en découdre. Il entend un bruit et se tourne. De l’autre côté du couloir, des milliers d’ombres se regroupe et se prépare à lancer la charge ! Voilà pourquoi le nain maudit ne se fait pas de soucis ! Ces troupes se préparent à attaquer son adversaire. Krastys tente de fermer les lourds battants, mais il ne peut le faire totalement, car les ombres passent à l’attaque.


- Dépêche-toi de le vaincre, murmure-t-il comme une prière à l’attention d’Harou.



Il se retourne et bloque la voie. Le combat est difficile, car il est petit à petit submergé. Contrairement aux fois précédente, le flot d’ennemis est rapide et ininterrompu. Mais Krastys est déterminé. Mais une blessure après l’autre, un ennemi tombé après l’autre, il commence à faiblir. Sa vue se voile, et il sent sa vie le quitter. Sans pouvoir réagir, il sent son genou, en contact avec le sol, qui tente de supporter le poids que sa jambe blessée ne peut tenir. Il sent l’ombre de la mort planer sur lui.


Il lance un regard vers la salle où les deux nains s’affrontent. Harou peut réussir à vaincre, remarque-t-il, mais pour cela, il a besoin d’encore un peu de temps. Alors il se décide ! Quitte à mourir, il gagnera le temps nécessaire. Il s’est décidé, il fera ce qu’aucun changeforme n’a décidé de faire depuis des millénaires. Submergé par les ombres, il place deux doigts de chaque main au niveau de son coup, et se le transperce.


- Prends mon âme, Méphisto, je prends en échange la force des tiens !

C:\Users\pb\Pictures\darthvador.gif


Et là, toutes les ombres qui se trouvent près de lui sont emportées par une vague de flammes qui l’entoure. En son centre, Krastys lève le visage vers le ciel, et crie de douleur alors qu’il sent son âme arrachée par petits morceaux à son corps, et que sa peau prend la couleur du sang. Son corps se modifie petit à petit, et quand ses yeux se posent à nouveau sur ses ennemis, seule la destruction y reste inscrite.


A sa main, son arme aussi a changé. Il tient un arc sombre comme les profondeurs de la terre, et sans prendre la peine d’y encocher un projectile, il bande son arme et tire. Un jet de flammes trouve son passage au milieu des hordes ennemies et détruit tout ce qui se trouve sur son chemin. Et impitoyable, Krastys continue son œuvre de carnage. Les blessures qu’il a reçues avant sa transformation drainent toujours son énergie vitale, mais il ne s’en soucie pas ! La mort lui est promise, et il compte emmener le plus d’ennemis possibles avec lui.


Et quand enfin, il voit les ombres se dissoudre en face de lui, preuve que la malédiction est levée, et que Harou a vaincu Karasteel, il s’autorise enfin à succomber. Refusant de finir au sol, il lâche son dernier souffle debout, le corps constellé de blessure, preuve du combat acharné qu’il a mené.



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MessagePosté le: Dim 22 Mai - 19:16 (2011)    Sujet du message: Au Champs Elysée Répondre en citant

Du sang. Partout. C’est la première chose que je vois ! Le sang ! L’écarlate brillant du sang fraichement versé, le rouge sombre du sang qui a séché, et le brun sombre du sang qui a vieilli. Ce sont les seuls couleurs que l’on puisse apercevoir ici. L’odeur aussi ! Cette odeur entêtante, avec une touche métallique, qui peut faire oublier tous sens commun à mon esprit. Puis mon âme embrouillé retrouve son chemin vers mon corps, et je commence à distinguer avec plus de précisions ce qui m’entoure.


Une vaste salle de torture, dans laquelle manifestement de nombreux malheureux profitent de leur séjour. Je me relève et m’approche. Je remarque tout d’abord qu’une mare de sang s’étend à mes pieds. En effet, plusieurs centimètres du précieux liquide recouvrent le sol de cette salle. Puis j’entends les plaintes et râles de douleur des glorieux prisonniers, qui prient pour qu’on abrège leurs souffrances. Je m’approche d’un établi sur lequel sont entreposés de nombreux outils dont les fonctions varient, même si leur finalité reste la même.




En suite, je m’approche d’un homme, crucifié, qui a le souffle difficile, et qui semble sur le point de basculer dans le néant. Mais il se réveille soudainement, et fixe mes yeux du vide qui contenait jadis les siens :


- Réveille-toi, Beti !


J’ouvre les yeux, et les referme aussi vite. Ma tête me fait glorieusement souffrir, et je me rappelle vaguement mes péripéties avant ma perte de conscience ! Je retiens quelques imprécations envers celui qui m’a tiré d’un rêve si agréable, et quelques injures bien senties à l’encontre de mon crâne qui semble héberger l’ensemble de l’orchestre et des chœurs nains de Xalgarmn. C’est une bien douloureuse cacophonie, je peux vous l’assurer.


- Ça va, Beti, me demande la voix ?
- Ouais, grogne-je, sans prendre la peine d’ouvrir les yeux ! A part ma tête ! C’est comme la fois où Akka avait voulu me remercier !


‘’La voix’’ éclate de rire. Un rire puissant que j’ai l’impression de connaître, ou de reconnaître. Mais mon esprit refuse de suivre. Pour les précisions concernant la remarque précédente (pour ceux qui ne sont pas au courant ou ne s’en souviennent plus), après avoir déclamé une nouvelle ode qui décrivait brièvement les aventures de notre Dame, elle en avait été très émue et avait tenue à me féliciter. Par conséquent, elle m’invita (ou plutôt me força) à boire en sa compagnie. Elle ne me rendit ma liberté seulement une fois que j’eus fini mon cinquième fût de bière. L’état de ma tête le lendemain (et le surlendemain) ne fut guère enviable.





Je grogne une fois de plus, et parvient à me bouger suffisamment mon bras pour me masser l’arrière du crâne douloureux. ‘’La voix’’ rit de manière encore plus bruyante, et si cet éclat ne me vrillait pas les tympans (et la cervelle) d’une si cruelle manière, je suis persuadé que j’aurais pu y rattacher un nom. Heureusement, une âme charitable se chargea d’expliquer à ‘’la voix’’ ce que je brûle de lui dire, me retenant car cela ne peut qu’empirer mon état actuel.


Du calme, fait remarquer la seconde voix ! Dans un tel état, tu risquerais de l’achever !


J’entends au rire étouffé que celui-ci a compris, mais qu’il trouve tout de même la situation hilarante. J’attends un peu, permettant à la lancinante douleur de se calmer, et tente à nouveau d’ouvrir les yeux. Je retrouve la vue petit à petit.


J’aperçois en premier un nain transparent (à peu de chose près) qui se tient à l’écart et les côtes (Un beau Zeugme, vous n’en douterez point). Une fois de plus, sa silhouette me semble familière, mais je ne peux apercevoir son visage, et le fait de le voir se tordre en deux n’aide point mes tentatives. Puis je me tourne de l’autre côté ! Je vois un visage bien connu. Calme, serein, sérieux, et bourru, les yeux plein d’intelligence, qui semblent sonder les mystères même de l’âme de ceux sur qui ils sont portés, une barbe de belle longueur, séparée en différente nattes soigneusement entretenues. Je le connais, et je blêmis en m’apercevant de sa pâleur fantomatique.


Thurin, dis-je et m’écartant et en tentant vainement de me redresser ! Mais qu’est… ? Comment… ? Pourquoi es-tu mort, finis-je par lâcher ?

 


Entendant mes mots, son compagnon éclate de rire une nouvelle fois, et se redresse, tournant enfin vers moi son regard pétillant de malice ! Alors enfin je le reconnais ! Quelqu’un que je n’aurais pas pensé revoir, même s’il était vrai que notre petite excursion nous en donnait la possibilité. Et alors, Ivor, fils de Thurin et roi-posthume des Haladins de Brethil m’explique :


- Père n’est pas encore arrivé par ici Beti ! Et je lui souhaite de ne pas arriver de sitôt ! C’est trop paisible !
- Mais alors qui… ?
- Je te présente, dit-il sans me laisser le temps de finir ma phrase, et attirant vers lui son compagnon, mon illustre ancêtre ! J’ai nommé Durin, fondateur de la lignée et de Quel Thalas, premier roi des terres de Brethil !


J’ouvre grand la bouche, ébahi, mais n’arrive pas à prononcer le moindre, et déclenchant ainsi une nouvelle crise de fou rire chez mon ancien frère d’armes. Puis j’arrive enfin à retrouver quelques moyens, et m’adresse au nain légendaire :


- Je vous souhaite la bonne journée, Haut roi Durin des terres de Brethil !
- Je ne suis plus roi, me réponds le nain ! Pour le moment, c’est Ivor qui porte ce titre !
- Vous restez néanmoins un roi légendaire pour tous ceux qui ont porté un jour le nom de Haladin !





Pour toute réponse il me sourit. Un sourire triste, et empli de bienveillance. Puis je détourne les yeux, et récupérant enfin assez pour me redresser, je tente l’expérience et me retrouve rapidement chancelant, mais bel et bien debout. Je tourne la tête dans tous les sens, tentant de comprendre en quel endroit je me trouve. J’ai une idée, mais je refuse de la croire au premier abord. Mais quand je reconnais quelques visages de grands héros (ces idiots qui travaillent uniquement pour le bien des dieux à qui ils ont juré fidélité ou parfois pour le bien de l’humanité), il n’y a plus aucun doute possible.


- Ivor, dis-je en me retournant ! Qu’est-ce que vous faites là ?
- Un pique-nique, me répond-t-il.


Je le regarde d’un air agacé, ce qui bien sût ne l’en rend que plus joyeux et ironique. Il décide alors de m’expliquer le fond de sa pensée :


- Tu vois, on s’ennuyait un peu, alors on à préparer de quoi manger un peu, et on est venu profiter du beau temps !
- Un fantôme ne mange pas, lui réponds-je, et il n’y a pas de ‘beau temps’ en Enfers !
- Certes, mais tu m’as posé une question, et je te réponds !
- Alors laisse-moi reformuler ! Pourquoi Durin et toi-même, après avoir chacun défait une entité divine, avez été capable de vous retrouver aux Champs Élysée, le séjour des bienheureux ! Pourquoi n’avez-vous pas reçu un billet pour le Tartare ?
- J’ai cassé la tête au troisième juge, dit-il tout fier de lui !
- C’est pour cela que Minos l’a remplacé alors, comprends-je soudain !
- Quant à Durin, reprend Ivor, d’après ce que j’ai compris, il a tellement mis le bordel du côté du tartare qu’ils l’en ont viré !
- Bien entendu !

C:\Users\pb\Pictures\bluebrothers.gif

- Maintenant c’est à toi de nous répondre ! Qu’est-ce que tu fais là, alors que tu n’es manifestement pas mort !
- En Enfers, ou dans les Champs Élysée en particulier ?
- Eh bien dis-nous tout d’abord pourquoi tu es en Enfers !
- On est venu pour rendre nos armes assez puissantes pour pouvoir blesser les dieux, en utilisant les propriétés du sang de Titan !
- Bien ! Et pourquoi es-tu aux Champs Élysée (Tala Talala !) ?
- Je dirais que je me suis pris un bon coup de la part d’un gars qui n’a pas été trop content de nous voir traîner dans son palais ! Et je compte lui rendre la pareille ! D’ailleurs les autres doivent déjà être en train de s’en occuper !
- Les autres ?
- Thurin, Akka, Kociteb et le fils de Leso Varen !


Je vois un éclair de compréhension dans ses yeux, et aperçois sa main, serrée sur sa brillante (la seule chose qu’il possède qui soit colorée) masse d’arme, symbole de la souveraineté Haladine. Puis une idée traverse mon esprit, et je souris. Je me tourne vers les deux nains, tous les deux anciens souverains du royaume des Haladins, et mon sourire s’agrandit :


- Ça vous dirait de venir avec moi pour apprendre la vie à Hadès ?


Un grand sourire s’affiche sur le visage d’Ivor, alors que Durin hoche la tête d’une manière plus solennelle. Puis Le détenteur actuel de la masse prend la parole :


- Pour sûr qu’on aimerait ! C’est pas tous les jours qu’il se passe des trucs aussi intéressants par ici !


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:25 (2018)    Sujet du message: Les Armes Divinicides

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