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La Légende des Dragons de Brethil
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Beticok Sqazle
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MessagePosté le: Mer 11 Juil - 13:05 (2012)    Sujet du message: La Légende des Dragons de Brethil Répondre en citant

Chevaliers en armure, nains lourdement armés, trolls gigantesques, elfes sombres attirés par la puissance du chaos, et démons affamés, tous encerclaient la forteresse. Pas la moindre incartade dans leurs rangs. Pour la première fois dans l’Histoire, une armée composée de différents peuples ne s’entredéchirait pas d’elle-même, car tous étaient unis par le pouvoir et la peur qu’exsudait Eanerfildenel. Tous rêvaient de lui plaire, et tous craignaient lui déplaire. En quelques semaines à peine, il était devenu le monarque, et même le dieu, de tous. L’absolu dirigeant du nouveau continent.


Alors que les novices et les aînés s’étaient réfugiés dans les profondeurs de la falaise, les chevaliers de la confrérie, menés par les douze gardiens et leurs dragons, se préparaient à la bataille. Les dragons avaient tellement grandis que chacun d’eux faisait d’une à deux fois la taille de la forteresse, dans leur forme de reptile ailés, forme qu’ils avaient en ce moment alors qu’ils survolaient les cieux ombragées autour du champ de bataille. De temps à autres, l’un d’eux crachait une gerbe de feu, et si la frayeur et le pouvoir que ces décharges contenaient semblaient tirer hors de leur transe les guerriers ennemis, quelques secondes seulement s’écoulaient avant que les pouvoirs du mage sombre ne reprennent le dessus.


Soudainement, un éclair déchira le ciel, éclairant brièvement le ciel. L’instant d’après, les deux armées se percutaient violement. Les chevaliers de la confrérie des douze dragons, même ceux qui n’avaient pu obtenir l’héritage du dragon, avaient été entraîné au-delà de ce que la plupart des gens jugerait raisonnable. Ils étaient plus forts que leurs ennemis, bien plus forts, mais pour l’un des leurs, il y avait plus de mille guerriers adverses. Les gardiens et leurs dragons auraient normalement, dans une telle situation, fait tourner la balance du côté des leurs. Mais ils ne pouvaient intervenir, utilisant continuellement la puissance de leurs armes et de leurs montures pour contrer les attaques incessantes qu’Eanerfildenel abattait sur le château. Boules e feu, foudre, tempêtes, incarnations démoniaques, spectres. Il relâchait sans effort fléaux après fléaux, et les gardiens peinaient à suivre la cadence, protégeant difficilement les leurs d’une mort inévitable.


Mais leurs troupes furent petit à petit repoussées par l’ennemi, et alors que la forteresse tombait aux mains de l’armée adverse, la confrérie se replia dans les profondeurs de la falaise. Les dragons avaient pris une forme humanoïde leur permettant de se déplacer plus facilement dans les étroits tunnels, même s’ils n’appréciaient pas d’avoir à utiliser une telle forme. Cependant, leurs peaux écaillées qui conservait les reflets irisés de leur forme draconienne indiquaient clairement qu’ils n’étaient pas humains.
Les douze gardiens et leurs dragons, en tant que responsables de la confrérie, tinrent conseil sur la marche à suivre. Deux possibilités s’offraient à eux. Rester dans les tunnels et affronter l’armée adverse, sans espoir de victoire, mais avec peu de risques de défaites. Ils devraient alors se contenter de vies d’ermites, et ne plus voler parmi les cieux. Ou alors essayer de s’enfuir. Mais pour aller où ? Le nouveau continent appartenait corps et âme à Eanerfildenel, et l’ancien ne tarderait probablement pas sur cette voie. Que fallait-il donc faire ?
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MessagePosté le: Mer 11 Juil - 13:05 (2012)    Sujet du message: Publicité

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Beticok Sqazle
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MessagePosté le: Mer 11 Juil - 17:02 (2012)    Sujet du message: La Légende des Dragons de Brethil Répondre en citant

Tout semblait morne et gris. Des plaines dévastées l’entouraient de toute part, et un immense portique en pierre d’ébène ouvrait un passage vers un monde meilleur. Il avait vu passer devant lui des milliers de personnes, et quand les grilles s’ouvraient, il pouvait apercevoir les chams fleuris de l’Elysée. En retraçant ses erreurs passées, il avait tout d’abord eu peur de se voir refusé l’accès à ce lieu enchanteresque. Voire d’être envoyé manu militari en un lieu bien moins sympathique. Mais il avait finalement trouvé le courage d’avancer vers sa destinée, et Ashen se présenta devant un des êtres lumineux qui semblait décider du passage :


-          Bon…,
-          Ashen Jameson, 18 ans, mage spécialisé en invocations et guérisons, a invoqué le Faucheur, et en est mort… Humm, profil intéressant !
-          Que… tenta de commencer le jeune homme, de la sueur perlant sur son front fantomatique ?
-          Ce qu’il a fait au service des Eanerfideles n’est guère reluisant, monologua le juge, mais cela semble dû à la bêtise de ses parents qui l’ont précipités vers un tel avenir durant son enfance. C’est finalement réveillé, mais un peu tard, et son dernier et seul acte de courage l’amena au trépas! Que faire… ?
-          …, se contenta d’attendre Ashen, n’osant prononcer un mot.
-          Tu me sembles acceptable pour l’Elysée, dit l’être de lumière en se tournant vers le jeune homme ! Nous allons…
-          Qu’y a-t-il ?
-          Un problème ! Tu es encore vivant !
-          Quoi ? Vous avez-vous-même dit le contraire !
-          Non ! J’ai peut-être dit que tu étais mort, mais pas que ta vie était terminée, non ?
-          … Quelle différence ?
-          Chaque être naît avec une certaine quantité d’énergie vitale. Tant qu’il en reste dans le monde supérieur, tu es considéré comme vivant. En revanche, dès que ton âme arrive dans le monde inférieur, tu es considéré comme mort !
-          Je suis donc mort-vivant, remarqua le jeune homme…
-          En effet, s’esclaffa l’ange de la porte ! C’est bien le cas !
-          Que faire pour passer ?
-          Dissiper ce qu’il reste de ton énergie vitale !
-          Mais elle m’a été volée par un nécromancien !
-          Alors il faut qu’il meure… Je ne peux rien faire de plus, ce sont les règles ! A plus tard.


Et c’est ainsi qu’Ashen ce vit refuser l’accès à l’Elysée, et qu’il prit une importante décision, celle de revenir dans parmi les vivants pour participer à la démise de celui qui fut son maître, Eanerfildenel !
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MessagePosté le: Jeu 12 Juil - 19:55 (2012)    Sujet du message: La Légende des Dragons de Brethil Répondre en citant

C’est alors que les chemins de ceux qui s’opposeraient au mage sombre se croisèrent. Ashen n’était guère habitué à sa situation d’esprit désincarné, et en voguant parmi des esquifs d’émotions entremêlées, il arriva dans un lieu qu’il n’avait jamais vu, et qui n’appartenait visiblement pas à son monde. Le bâtiment flottait au milieu des flux et reflux de pensées, et des êtres aux apparences aussi variées que leur nombre entraient et sortaient continuellement du bâtiment. Etonné, Ashen s’approcha, et se retrouva avant qu’il ne puisse même le remarquer dans les couloirs bondés de la structure.


Tout semblait s’agiter dans tous les sens. Des êtres absurdes côtoyaient des êtres effrayants, sans se soucier de leurs différences, partageant un étrange empressement teinté d’effroi. Certains se déplaçaient de manière tout à fait normal, sur deux jambes, et au sol, tandis que d’autres rampaient sinueusement sur les murs, ou avançaient par petits bonds au plafond. Rien n’avait de sens car le haut était le bas et la gauche devenait la droite, et pourtant tous s’y retrouvaient. Ashen commençait véritablement à s’affoler quand il aperçut une silhouette plus commune, ressemblant à un elfe. L’individu en question était grand, avait de long cheveux bruns, des yeux écarlates et un sourire menaçant. Mais malgré l’effroi, cette menace à peine voilée semblait préférable aux physiques absurdes des autres habitants de ce bâtiment.


-          Que fait un mort en ces couloirs, demanda l’elfe ?


Aussitôt, tous s’arrêtèrent et tournèrent les yeux, ou ce qu’il leur servait en tant que tels, vers le nouveau venu. Mais un regard furieux de l’elfe les fit repartir prestement. A ce moment, Ashen comprit son erreur et que l’elfe était craint par tous les monstres étranges qui les entouraient. Ce que le jeune homme ne savait pas, c’était que si l’elfe était relativement craint, ce qui effrayait les cauchemars qui se déplaçaient autour d’eux était l’autorité qui lui provenait de leur Seigneur, le sombre maître de tous les Cauchemars et de toutes les Angoisses.


-          Euh,… je me suis perdu, tenta d’une voix faible le jeune homme…
-          Je m’en doutais, ironisa l’elfe ! Je ne connais qu’une personne assez dérangée pour venir faire un tour dans l’antre des Cauchemars, et elle est encore vivante… Mais comment as-tu fait pour te perdre ? Les âmes sont envoyées directement dans le Styx après la mort !
-          Il paraîtrait que bien que mort, je sois encore vivant…
-          Situation pour le moins cocasse, rigola l’elfe ! Tu n’as donc pas pu passer les portes ! Quel mage t’a volé ton énergie ? Je me demande si je le connais !
-          … Eanerfildenel…
-          Eanerfildenel est mort il y a plusieurs siècles de cela !
-          Plus maintenant, et il a surement déjà commencé la conquête du continent !
-          Le nouveau continent ?
-          Oui, c’est de là que je viens !
-          On s’étonnait du nombre de demandes en provenance de ces terres ! Mais nous n’avons pas pu confirmer la situation… Il faut que tu parles à quelqu’un !
-          Qui ?
-          Mais le Seigneur des Cauchemars, affirmais-je alors avec un sourire carnassier ! Et tu ne risques pas d’oublier un tel évènement !
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MessagePosté le: Ven 13 Juil - 20:47 (2012)    Sujet du message: La Légende des Dragons de Brethil Répondre en citant

Alors qu’il suivait les pas de l’elfe qui le dirigeaient vers l’effroi absolu, Ashen sentit son cœur glacé par la mort se débattre d’angoisse, comme s’il tentait de s’échapper de son corps spectral. Il regardait à droite et à gauche, son instinct lui dictant de trouver une manière de s’échapper au destin qui se profilait sous ses yeux fantomatique, mais il n’avait aucune issue, et il était continuellement entouré de milliers de cauchemars. Il n’avait pas le choix.


Quelques pas devant lui, l’elfe (moi-même pour ceux qui ne l’aurait pas encore compris) pénétra dans une étrange enclave de calme. Alors qu’aucune marque, ni aucune frontière, ne délimitait ce lieu, pas une seule des créatures affreuses qu’il voyait ne mettait le pied en ce lieu. Hésitant, se demandant s’il serait foudroyé pour avoir trépasser cette limite invisible, Ashen fit la seule chose qu’il pouvait raisonnablement faire : il suivit les pas de l’elfe et pénétra dans cette étrange clairière de paix au milieu de l’intense forêt d’angoisse.


Face à lui se trouvait un mur, et sur ce mur une porte. J’ouvris la porte et pénétrait dans le bureau de l’être le plus puissant du monde des songes, et l’humain me suivit. Il entra dans la pièce, et face à un être composé uniquement d’effroi et d’angoisse, et se trouvant scruté par deux yeux écarlates qui examinaient sans aucune pitié toutes les peurs de son frêle être, le fantôme s’évanouit. Littéralement. Car quand un être immatériel perd conscience, il perd également consistance, aussi spectral qu’il put être auparavant.


Alors que ses pensées vagabondaient sans consistance aucune, le jeune homme, ou jeune fantôme désormais, se retrouva aspiré dans une direction particulière. Petit à petit, son esprit se recomposa, et il se retrouva alors dans une grande pièce aux reflets métalliques. Il se tourna et aperçut une immense paroi de verre qui semblait s’ouvrir sur une étrange étendue de tour de métal. Chacune d’entre elles était plus haute que la grande tour de la cité des mages du nouveau continent, et cette vision semblait si peu vraisemblable qui fallut quelques minutes à Ashen pour remarquer le bureau qui siégeait dans cette pièce.


Ce mobilier était d’une étrange matière, qui n’était ni bois ni pierre ni métal. C’était un bureau d’un bleu sombre et translucide, mais cela ne semblait être du verre. Et derrière ce bureau dont l’existence semblait impossible, se tenait un homme. Il avait les cheveux bruns coupés courts, et des lunettes sur le nez. Un sourire affable sur le visage, il portait un étrange vêtement, qui lui donnait cependant une apparence sérieuse et respectable. Mais ses yeux écarlates rappelèrent immédiatement à Ashen sa dernière vision avant l’inconscience, et il recula de quelques pas.


-          N’ait pas peur, affirma l’homme… Pas encore en tout cas… Comme tu semblais avoir un peu de mal avec ma véritable apparence, et que nous n’avons pas de temps à perdre en bavardage, j’ai choisi de vêtir une apparence plus… inoffensive…
-          Quelles sont ces merveilles, demanda le jeune homme en désignant tour à tour le bureau, le costume et les tours ?
-          Un songe ! Ce sont des résidus de pensées d’êtres provenant d’une autre réalité.
-          Une autre réalité ?
-          En effet, mais ce n’est pas ce qui nous intéresse ! Parle-moi donc d’Eanerfildenel !


Et Ashen raconta au Seigneur des Cauchemars tout ce qu’il savait, et même plus encore, le sombre maître des songes l’aidant parfois à retrouver des évènements oubliés.
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MessagePosté le: Dim 15 Juil - 19:36 (2012)    Sujet du message: La Légende des Dragons de Brethil Répondre en citant

Ashen reprit conscience, et consistance, dans les ombres. La terre l’entourait tout autour, et il vit paraître devant ses yeux des flammèches voletant dans les airs, tandis que sa gorge se serait et que sa respiration s’affolait. Bien qu’il soit immatériel, il se sentit défaillir et tomba à genou. Mais du coup, son esprit se calma. Les lumières disparurent, et il put avancer sans plus d’angoisse. Il entendit la voix douce du Seigneur des Cauchemars. Celle qu’il avait utilisée avec son apparence inoffensive bien entendu.


-          Les nouveaux morts ont souvent des problèmes quand des évènements leur rappellent les circonstances de leur mort. Mais je n’ai pas le temps de te voir faire une crise, alors j’ai éliminé tes angoisses. Trouve maintenant ceux qui vivent dans ces lieux, et emmène les jusqu’aux Haladins, de l’autre côté des mers !
-          Mais… comment…
-          Beticok t’aidera…
-          Mais…
-          ….
-          Il ne te répondra plus, lui dis-je.


Ashen sursauta et se retourna. Je me tenais tranquillement derrière lui. Il regarda aux alentours, se demandant visiblement comment j’avais fait pour arriver ici. J’attendais quelques instants avant d’avoir la bonté de répondre à ses questions silencieuses.


-          Je suis un esprit, comme toi ! Tant que je ne décide pas de m’incarner dans un nouveau corps, il n’y a aucune chance que la matière me bloque.
-          Pourrais-je faire pareil ?
-          Tu pourrais, mais cela demande un peu d’entraînement ! Les… sensations sont plutôt déroutantes ! Et je n’ai pas le temps d’attendre que tu t’entraînes !
-          Tant pis.
-          Suis-moi maintenant !


Nous nous dirigeâmes dans les couloirs, et arrivâmes dans une sombre pièce, dans laquelle les douze gardiens devisaient, se demandant quel choix ils devaient faire, rester ou fuir !


-          Nous pouvons vous aider, m’exclamais-je !


L’instant qui suivit, flèches, lances, épées, et haches nous traversèrent, chacune des armes visant un point qui aurait été mortel si nous avions été vivants. Si Ashen cria, puis vérifia son intégrité spirituelle, à défaut de physique, en se tâtant l’esprit (ou corps spirituel) partout, je restais imperturbable, habitué à l’intangibilité.


-          Qu’êtes-vous, demanda l’un d’eux ?
-          Lui est un mort-vivant, et je suis un incube et cauchemar. Nous venons vous parler !
-          De quoi ?
-          D’Eanerfildenel, bien entendu !
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MessagePosté le: Mar 17 Juil - 13:52 (2012)    Sujet du message: La Légende des Dragons de Brethil Répondre en citant

Je vous épargnerais une nouvelle redite de toute l’histoire, toujours est-il que j’expliquais qui était Eanerfildenel, et comment il avait été vaincu pour la première fois, tandis qu’Ashen dut prendre son courage à deux mains pour avouer comment celui-ci était revenu à la vie. Heureusement pour lui, son corps spectral lui évita une bonne dizaine de blessures mortelles alors qu’il expliquait comment il avait participé à sa résurrection. Après avoir rigolé doucement (pour ne pas être remarqué) aux réactions des deux partis, je décidais d’alléger l’atmosphère :


-          Il est peut-être en parti responsable, mais il nous a probablement offert notre seule chance de victoire !
-          Comment ?


Treize regards affamés de vérité et d’espoir se tournèrent vers moi. Même Ashen avait les yeux exorbités. Je continuais.


-          D’après ce que je peux comprendre des évènements, la puissance des os de dragons et de l’énergie originelle empêche tout sort de l’affecter. De plus, les pouvoirs et âmes de sorciers qu’il a récupérés lors de l’incantation doivent lui permettre de se régénérer de manière naturelle. C’est important, car si les sorts néfastes ne fonctionnent plus, les sorts de guérison non plus ! Si le sortilège avait été conduit jusqu’au bout…
-          Il serait devenu immortel, finit un elfe, le regard sombre. Et quelle est la bonne nouvelle ?
-          Il porte un masque pour cacher la moitié de son visage qui est défigurée !


Je m’arrêtais, attendant qu’ils comprennent d’eux-mêmes. Un nain trouva la solution.


-          S’il la cache, c’est que la blessure ne se régénère pas ! Donc,… toute blessure infligée à cette partie de son être pourra s’avérer mortelle !
-          On a de la chance qu’Ashen ait dû s’occuper du visage ! Il aurait été plus compliqué de le tuer en visant une main ou un pied !
-          En effet ! Maintenant, il faut pouvoir l’atteindre, affirmais-je !
-          Même avec notre puissance, nous n’avons pu l’approcher !
-          Vous êtes fort, il est vrai, mais il existe une puissance militaire supérieure à la vôtre !
-          Ils pourront le vaincre alors ! Pourquoi ne pas être allé vers eux ?
-          Car seuls vos artefacts peuvent nous protéger des pouvoirs mentaux d’Eanerfildenel ! Si vous arrivez à rompre ses sortilèges, les Haladins se feront un plaisir de désosser le mage noir !
-          Comment le savez-vous ? Leur en avez-vous déjà parlé ?
-          Non, affirmais-je alors en souriant, mais je les connais bien ! Il y a deux choses pour lesquelles ils sont imbattables ! Les concours de descente de bière, et la guerre ! Et ils apprécient les deux autant !


Nous conclûmes alors une alliance, et je me dissipais vers Barak Azril après avoir laissé au jeune fantôme des instructions sur la manière de me rejoindre, et la lourde tâche de guider nos nouveaux alliés vers les terres de Brethil.
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MessagePosté le: Mer 18 Juil - 16:02 (2012)    Sujet du message: La Légende des Dragons de Brethil Répondre en citant

Je réapparaissais dans la grande bibliothèque de la Citadelle. Des milliers de mètres de labyrinthes serpentant entre les multiples rayons où se trouvaient milliers et millions d’ouvrages obtenus de manière plus ou moins paisible aux quatre coins du continent. Des ouvrages s’entassant sur plusieurs mètres de hauteur, une collection rivalisant avec celles des cités magiques d’Eal Findas et d’Armkamon. Et personne pour les lire. J’avais en effet été le seul à passer un certain temps dans ces rayons. A l’exception peut-être des rats et araignées qui appréciaient cet endroit sombre et sans aucune fréquentation. 

 
J’errais tranquillement dans les rayons, mon corps spectral faisant à peine frémir les fines fibres des milliers de toiles que de fières tisseuses octopodes avaient vaillamment établies. Calmement, silencieusement, de manière fantomatique, je me dirigeais, malgré mes dérives et vacations, vers une pile imperturbable d’ouvrages renversés. Je posais la main sur certains d’entre eux, et je reconnaissais la sensation de leur couverture. D’aucuns prétendent que les fantômes ne peuvent rien toucher. Cela est faux. Les êtres désincarnés, comme moi-même, ne peuvent certes s’emparer, ou mouvoir les objets de leur entourage. Mais quand notre enveloppe spirituelle frôlait un objet, nos sensations changeaient. Et étant immatériels, nous pouvions même toucher l’intérieur d’un coffre ! Ou pourquoi pas ce qui se trouvait sous une pile d’ouvrages. 

 
Mon bras fantomatique traversa les volumes imposants sans ressentir d’autre gêne que l’étrange sensation du papier au travers de mon être. Mais je n’y portais guère attention, car au bout de mes doigts régnait une sensation différente. Je sentais une matière douce, lisse, légèrement poreuse, mais solide et élastique à la fois. Je souriais tristement. Des ossements. Mes ossements. Ou pour être plus précis, les ossements du corps que j’avais emprunté pour vivre parmi les Haladins de Brethil quand mon seigneur avait décidé de les rejoindre. J’essayais de me rappeler combien de temps avait passé depuis cet accident. Je savais être resté conscient très longtemps, car l’état du corps ne m’empêchait pas d’y résider, malgré quelques fractures, notamment au niveau du cou, qui aurait dû être fatale. Mais le temps ne passait pas de la même manière parmi les songes, et il m’était difficile de faire le compte. Quelques semaines surement ! Non ! Quelques mois plutôt ! Visiblement moins de dix ans ! Mais je ne pouvais être plus précis. 

 
Après ma courte communion avec le passé, je me relevais, pour autant qu’un esprit puisse le faire, et je cherchais la sortie de la bibliothèque. Je l’avais emprunté tant et tant de fois que j’aurais pu m’y diriger les yeux fermés. Mais je n’avais plus ni yeux ni paupières. Si mon apparence fantomatique était semblable à celle que j’avais du temps de mon incarnation, ses fonctionnalités étaient différentes ! Même si je semblais marcher, seul mon esprit me dirigeait, sans aucune interférence de mes jambes, et si je pouvais voir, ce n’était pas grâce à mes yeux ! 

 
Une fois sorti des souterrains (seuls les nains peuvent avoir l’idée de faire une bibliothèque au plus profond d’une citadelle), je regardais le ciel et la position du soleil. Nous étions en début d’après-midi. Parfait ! Les troupes devaient commencer à se réveiller, et la taverne à être pleine. Pleine de monde j’entends, car une bonne partie des réserves d’alcool devaient déjà avoir disparue. Et un sourire aux lèvres, j’avançais vers l’antre de vie des Haladins. 

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MessagePosté le: Jeu 19 Juil - 13:56 (2012)    Sujet du message: La Légende des Dragons de Brethil Répondre en citant

La taverne ! Lieu constamment peuplé de la citadelle Haladine ! Lieu où l’on pouvait aisément trouver tous les officiers supérieurs ! Lieu de prédilection de la reine Akka ! On avait d’ailleurs plus de chance, à l’exception de quelques cérémonies officielles, de la trouver à la taverne, une chopine à la main, que dans la salle du trône, avec son sceptre. Mais cela ne gênait aucunement la politique du royaume, puisque ses principaux conseillers se trouvaient également en ce lieu, dans lequel les véritables décisions se prenaient. 

 
En pénétrant dans les lieux, je remarquais rapidement quelques figures familières. Dame Akka, avec à ses pieds son fidèle molosse tricéphale, Varag, buvait une bière tranquillement. Un peu plus loin, vêtu d’une robe de soirée vert émeraude, Nordberg expliquait à ses plus jeunes recrues les vertus de son mode vestimentaire. Et certaines étincelles que je captais au passage dans leurs regards me laissaient penser qu’il arriverait à en convaincre. Pourvu qu’il n’arrive pas à faire admettre son légendaire tutu rose comme costume officiel de la garde prétorienne. 

 
Plus loin, j’apercevais une elfe, vêtu d’un couvre-chef de paille, en pleine discussion avec une démone. Pistachou et Lalaline. Et si quelques autres visages ne m’étaient pas méconnus, je prenais rapidement conscience du nombre important de personnes que je n’avais point rencontré. Trois d’entre elles, en particulier, attiraient mon attention. 

 
Le premier était un nain. Il était en ce moment endormi, après une apparemment importante consommation d’alcool, sous une table. La condensation sur la chope qui trainait à son coté prouvait qu’il ne cuvait de la veille, mais avait bel et bien récidivé. Un petit dragon était roulé en boule à son côté et des panaches de fumées s’échappant de son museau à intervalles constants témoignait d’un sommeil paisible. Le nain serrait dans ses bras une étrange hotte dans laquelle se trouvait une dizaine de francisques aiguisées. 

 
Le second était également un nain. Pendant un instant, je croyais revoir Orgak le puissant. J’avais passé quelques temps, quand j’avais des vacances, dans le monde des morts à discuter avec les vieux rois Haladins, et ce nain, que j’avais sous les yeux, pouvait rivaliser de taille avec celui qui était reconnu comme le plus grand des nains qui eut vécu. Si ce n’était pour sa carrure et sa robustesse, il aurait pu passer pour un humain adulte. Mais une différence importante le séparait du vieux roi. C’était la barbe. Celle-ci était nattée en quatre tresses longues de plusieurs mètres, et ornées chacune d’éclats de métaux. Il y avait profusion d’or, argent et acier, et on pouvait même apercevoir des éclats d’orichalque et de mithril. 

 
Le troisième et dernier était un elfe noir. Assis à la table de la reine, il discutait avec elle tranquillement. J’observais la manière dont tous évitait de s’approcher de lui. Cela m’étonnait quelque peu, car les Haladins n’avaient, du moins à mon époque, ni préjugés, ni peur. De plus, tous osaient lui adresser la parole, et échangeait sans aucun problème quelques salutations, et parfois plus. Mais jamais ils ne s’approchaient. Puis l’elfe sombre, qui portait à son côté une imposante masse d’ébène, porta sa chope à sa bouche, et tous grimacèrent. J’aperçus même la reine frémir. Cela me fit comprendre. Il buvait de l’eau. 

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MessagePosté le: Sam 21 Juil - 23:18 (2012)    Sujet du message: La Légende des Dragons de Brethil Répondre en citant

Je me glissais machinalement derrière la reine. J’étais passé inaperçu. Etre un pur esprit aidait, et l’alcool que tous avaient ingurgité, en plus ou moins grande dose, amplifiait cet effet. Seul l’elfe noir m’avait remarqué, mais comme j’étais une sorte de spectre, et qu’aucun ennemi sain d’esprit ne tenterait de s’infiltrer dans la taverne du royaume, il n’avait pas jugé bon de me mentionner. Alors qu’il reposait sa boisson sur la table, au grand soulagement des nains aux alentours qui recommencèrent à respirer, j’exécutais une courte révérence.


-          Ma reine, m’’exclamais-je, accompagnant le geste de la parole ! Quel plaisir de vous revoir en si grande forme !


L’effet fut immédiat. D’un geste vif et fluide, la naine se retourna et se jeta dans mes bras. Ou tenta de le faire. Car elle me traversa et s’écrasa contre le mur de la taverne, qui prit, le pauvre, plus de dégâts qu’elle.


-          Beti ! Mais où étais-tu ?
-          Je suis resté coincé quelques temps dans la bibliothèque avant de retourner aux côtés du Seigneur des Cauchemars !
-          Chanceux, bouda la reine ! J’aurais bien voulu y être aussi à ses côtés ! On ne l’a pas vu depuis si longtemps !
-          Nous étions quelques peu occupés !
-          Bon ! Rematérialise-toi maintenant, que je puisse te briser quelques côtes !
-          Cela m’est malheureusement impossible, Dame Akka. Je ne suis pas le Seigneur des Cauchemars, et ne peut donc pas m’incarner aux grés de mes envies ! Je dois posséder un corps déjà existant !
-          Retrouve celui que tu avais alors !
-          Il n’en reste pas suffisamment !
-          Alors nous allons organiser une fête ! Tous les elfes seront conviés, et si un corps te plait, et bien nous libérerons la place !
-          Cela serait certainement amusant, mais nous n’avons pas le temps pour cela ! Je suis venu vous avertir ! Une guerre se prépare, et vous ne manquerez pas d’y être impliqués !
-          Qui est le fou qui oserait s’en prendre aux Haladins ! Ou qui sont-ils ? Encore le CREV ! Nous en finirons avec eux un jour ! Ou peut-être ces s#l#p#rds de ruminants ! On va leur faire brouter de l’herbe, avec le mètre de terre qu’il y a en dessous au passage !
-          Je ne me serais pas déplacé pour quelques mangeurs de gazon !
-          Qui alors ?
-          Eanerfildenel !
-          Quoi ?


Son cri de surprise fut si fort qu’Andel se réveilla en sursaut et envoya voler deux de ses haches à travers moi, qui se plantèrent dans la roche derrière. Tous les autres Haladins avaient attrapé leurs armes, prêts à la bataille. Secouée, la reine se rassit, mais la tension demeura dans le cœur de chacun. Le regard grave, et avec une attitude austère qui ne lui était guère familière, la reine parla, avec un ton empli de sérieux :


-          Je ne me souviens pas d’avoir énervé quelqu’un de ce nom ! Qui est-il ?
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MessagePosté le: Lun 23 Juil - 18:23 (2012)    Sujet du message: La Légende des Dragons de Brethil Répondre en citant

-          C’est un elfe spécialisé dans les arts sombres !


L’elfe noir qui était attablé face à la reine, et qui par la même occasion était le seul à ne pas avoir esquissé le moindre geste agressif, avait pris la parole, calmement, sûr de lui. Il porta ensuite sa chope d’eau à ses lèvres et but une gorgée de plus. Quand elle fut remise du choc d’un tel spectacle, la reine repris la parole !


-          C’est toi qui l’as énervé Sensen ?
-          Il a dû boire près de lui dans une taverne, ce qui aura gâché sa soirée à l’elfe, s’exclama un nain !
-          Non ! Il en veux juste aux Haladins, intervins-je pour stopper le brouhaha qui s’état développé alors que chacun ajoutait sa remarque pour faire comprendre à quel point boire de l’eau dans une taverne, voire boire de l’eau n’importe où, était une hérésie et pouvait saccager toute bonne humeur.
-          Pourquoi, demanda Akka ? On lui a fait du mal ? On a violé ses champs et saccagé sa femme ?
-          Ou l’inverse, intervint Pistachou !
-          Moins drôle, s’opposa la reine !
-          Mais possible !
-          Non ! Le roi Orgak l’a décapité pour tout dire !
-          C’est tout, s’étonna la reine ? Quelle rancune mal avisée !
-          Il a aussi détruit son empire et pourchassé puis mis à mort ses disciples !
-          Bah, dédaigna la reine d’un geste ! Des disciples ! Ça repousse ces choses-là ! Mais bon, nous n’allons pas refuser une bonne bagarre, n’est-ce pas Haladins ?
Les cris d’acclamations qui retentirent dans l taverne suffirent à faire vibrer les montagnes aux frontières de Brethil, et alors que tous se préparaient mentalement à la guerre, c’est-à-dire imaginaient les milles-et-unes horreurs auxquelles soumettre leurs ennemis, l’elfe sombre, une fois de plus resté calme, posa la question.
-          De quoi est capable ce mage ? Je ne connais rien de ses capacités !
-          Oh, pas grand-chose, répondis-je avec un sourire ! C’est un nécromancien, donc ses troupes seront invincibles tant qu’il sera debout. Il possède un grand pouvoir de persuasion, et seuls ceux qui ont un esprit d’acier peuvent résister à l’envie de lui obéir ! Mais cela suffit déjà à les ralentir ! Il possède les capacités des grands dragons, donc les flammes et les airs lui obéissent ! De plus, aucun sortilège ne peut le blesser, son corps est plus solide que de l’acier, et il est capable de régénérer presque toutes les parties de son corps !


Instantanément, un grand froid tomba sur l’assemblée ! Mais contrairement aux visages qui marquaient de la résignation, celui de la reine se barra d’un grand sourire !


-          Ce n’en sera que plus drôle !
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MessagePosté le: Mar 24 Juil - 10:48 (2012)    Sujet du message: La Légende des Dragons de Brethil Répondre en citant

Alors que j’expliquais aussi simplement que possible aux Haladins la stratégie que mon maître avait mise au point pour nous laisser une chance de victoire, Ashen et la confrérie des douze dragons avaient commencé à organiser l’évacuation des leurs. Deux nuits de suite, profitant de l’obscurité et de l’affaiblissement des troupes adverses, deux de leurs dragons s’étaient échappés par l’océan, emmenant avec eux ceux qui ne pouvaient se battre. Ils devaient les guider, avec l’aide d’Ashen qui pouvait apparaître selon ses envies à l’endroit de son choix (un avantage d’être fantomatique), jusqu’aux terres de Brethil, où ils seraient accueillis. Les deux nuits suivants virent le départ de quatre autres dragons, accompagnés par le gros de leurs troupes, ou du moins ce qu’il en restait, qui devaient rejoindre l’armée Haladine à l’endroit choisi pour la bataille. Il ne restait plus alors que six dragons et leurs gardiens, ainsi qu’une vingtaine de guerriers, qui par leur fougue et leur vigueur parvenaient à donner à l’ennemi l’illusion que tous encore étaient présents.


Mais si Eanerfildenel était fort, puissant, cruel, intelligent, impitoyable, réfléchi, rancunier et quasiment invulnérable, la patience ne faisait guère partie de ses qualités. Et alors qu’il avait laissé à ses généraux, qui n’étaient guère plus que des pantins désespérément liés à chacun de ses ordres, le soin de défaire la confrérie, il usa de sa magie une nouvelle fois pour ouvrir une brèche dans la forteresse. Puis il s’opposa au pouvoir des dragons qui tentaient de contenir les troupes, et la place fut envahie.


Ashen revint  au refuge de la falaise à cet instant, et voyant la situation dans laquelle se trouvaient la confrérie, il n’hésita pas. Il apparut en un instant aux côtés de l’elfe maléfique qui jouissait paisiblement du spectacle de la destruction d’une forteresse jugée imprenable durant des millénaires.


-          Belle vue non !


Eanerfildenel se retourna et aperçut le seul être qu’il haïssait plus que les Haladins. Si ceux-ci l’avaient privé de ses pouvoirs passés, et de sa vie (ce qui a peu d’importance pour un nécromancien au passage), le jeune fantôme qui lui faisait face lui avait ôté sa beauté et ses pouvoirs présents.


-          Ne serait-ce pas préférable d’enlever ce truc, dit le spectre en indiquant le masque blanc qui protégeait la moitié du visage de l’elfe ! Ce doit un peu gâcher la vue !


Aveuglé par le désir de vengeance, sa concentration s’effilocha, libérant les dragons de son emprise. Et alors qu’il invoquait ses sombres pouvoirs pour enfermer l’âme Ashen dans une gemme immaculée qu’il inséra dans son masque, les six dragons restants soulevèrent guerriers et gardiens de la confrérie et disparurent par-delà les mers. Et si Eanerfildenel avait fait tomber la forteresse, il avait laissé échapper ses proies pour le parfum amer de la vengeance. Dans sa rage d’avoir encore une fois été tourné en ridicule par le jeune mage, il hurla. Un hurlement contenant tant de pouvoir que tous ceux qui se trouvaient sous son contrôle, où qu’ils se trouvent sur le nouveau continent, subirent une agonie de douleur. Mais au-delà des flots, les ombres gigantesques des dragons planaient, se dirigeant vers ceux qui se préparaient à affronter la folie de l’elfe.
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MessagePosté le: Ven 3 Aoû - 17:26 (2012)    Sujet du message: La Légende des Dragons de Brethil Répondre en citant

Le temps avait passé. La confrérie avait rejoint les forces de Brethil, et les Eanerfideles de la seconde génération avaient embarqués sur maints vaisseaux, pour conquérir de nouvelles terres, maintenant que le nouveau continent avait succombé à leur joug. Et là, sur une plaine battue par les vents, l’herbe jaunie par les lourds effluves de l’étreinte maritime, et face aux vallons infinis qui se creusaient sans répits sur la surface de l’océan, les Haladins se tenaient prêts. Leurs armes bien entretenues, et leurs armures brillantes, le soleil pâlissant devant le feu éternel qui brûlait dans leurs cœurs courageux, ils attendaient leur ennemi, sans faiblir. Les douze dragons volaient, se taillant fièrement un chemin dans les courants changeants des cieux, et observait la puissante armée qui se tenaient sous leurs ailes, et les voiles immaculées qui bientôt s’approchèrent des côtes. La bataille n’allait tarder !


Sur les navires, légions de squelettes et zombies, glacés par la froide étreintes de la mort, obéissaient sans la moindre remarque aux commandements d’officier bien vivants. Car si Eanerfildenel préférait des combattants invincibles, il faut dire que leurs cerveaux rapiécés ne fonctionnaient plus avec l’élégance et la minutie d’un esprit bien vivant. Et plus de cents nefs, portant chacune des centaines de soldats sans craintes. Et également des dizaines de monstres divers, ramenés à une ombre de leur gloire passée par les arts sombres de l’elfe renégat.


Sans attendre l’accostage, dès que les terres furent en vue, les guerriers immortels se précipitèrent à l’eau pour rejoindre au plus vite le rivage. Alors que le sable crissait sous leurs talons squelettiques, les tambours des Haladins se mirent à battre de plus en plus rapidement, rejoints par le son lourd des pas cadencés de l’armée de Brethil chargeant vers le combat. Le fracas de la rencontre des rangs adverses fut impitoyable, et se mêla bien rapidement aux cris de douleurs et d’agonies, et aux crissements stridents des os broyés impitoyablement.


Sur son navire, l’elfe déployait ses arts sombres pour tenter une fois de plus de soumettre ses ennemis, mais au-delà des cieux et sans faiblir, les dragons et leurs cavaliers étendaient leur protection. Et si les soldats squelettes ne pouvaient mourir une fois de plus, les Haladins se débrouillaient judicieusement pour les empêcher de continuer à se battre : leurs os étaient réduits en miettes, et leurs articulations mises en pièces, d’une manière telle que rapidement, sur le champ de bataille, se trouva bientôt légions de colonnes et de crânes qui tentaient impuissamment de continuer le combat.


Cependant, la bataille ne tourne pas en la faveur des guerriers de Brethil, car l’armée adverse est rejointe par un nombre de plus en plus importants de soldats. S’ils détruisent dix squelettes, une cinquantaine prend leur place à l’instant, et alors qu’un seul coup peut s’avérer fatal aux guerriers Haladins, les non-morts ne sont défaits qu’une fois réduits en pièces.


Au milieu du capharnaüm indescriptible de la ligne de front, les hauts officiers de Barak Azril font cependant un travail mémorable ! Ici, un elfe sombre fait tournoyer une sombre masse qui pulvérise à chaque contact un squelette. Un guerrier nain, et pourtant d’une taille imposante, fait tournoyer les tresses de sa barbes dans les airs, puis les utilise pour contraindre ses adversaires, et les détruire dans une étreinte qui rendrait envieux les plus puissants anacondas des jungles tropicales. Une elfe, armée d’un étrange instrument à lame courte, pour tout dire d’un ouvre-boîte, et reconnaissable à son chapeau de paille, semble disparaître tant elle est rapide, et en quelques mouvements, on retrouve dans son sillage les morceaux de dizaines de squelettes totalement désarticulés.


Sur la partie ouest du front, alors qu’ils profitent gaiement du plaisir divin du carnage, Senshi et Andel se retrouve rapidement face à une situation pour le moins fâcheuse. En effet, deus squelettes gigantesques, visiblement ressurgis d’une ancienne Titanomachie, fauchent sans pitié les troupes Brethil qui s’étendent à leurs pieds.


-          On va devoir sans occuper, intervient l’elfe !
-          Tu penses que la reine nous ouvrira les portes de sa cave si on détruit ces choses, demande le nain intéressé ?
-          Aucune chance ! Mais elle t’offrira peut-être un tonneau…
-          C’est toujours mieux que rien !


Et avant même d’avoir fini sa phrase, le nain a envoyé en l’air trois lourdes francisques qui se plante dans le crâne d’un des deux colosses. Celui-ci se retourne immédiatement et d’un geste agacé, il enlève les armes, attrape un des navires de sa propre armée, alors que tous n’ont pas encore quitté le bord, et l’abat sur le nain.


De son côté, Senshi évite comme il le peut les coups donnés avec un gourdin d’une taille phénoménale. Il essaye une fois de parer le coup, mais parvient à peine à le dévier et se retrouve à moitié sonné. Encore sous le choc, et mu par un instinct qui lui sauve la vie, il se jette sur le côté, sans lâcher son arme, et échappe à un second coup dévastateur. Puis il s’élance vers les jambes du monstre titanesque, et d’un coup où il met toute sa force, lui brise une cheville, précipitant celui-ci à terre. Sous le choc de la chute, le squelette se brise en morceau et écrase une partie des troupes non-mortes. Et sans attendre d’ordre, les guerriers des Haladins se précipitent et achèvent le géant en le brisant en morceau.


De son côté, Andel se relève, profitant de sa constitution robuste de nain, et de l’habitude inégalée d’avoir le crâne en compote (habituellement dû à l’alcool), il parvient à se remettre en état en quelques instants. Il attrape alors le sac dans lequel se trouve ses haches et en sort une. D’un geste vif, il l’envoie se planter au niveau du cou, du second géant. Puis il enchaine rapidement. Une seconde, une troisième. Les francisques successives creusent petit à petit une entaille dans les vertèbres du colosse. Un instant il évite un coup de ce qu’il reste du navire, et à l’autre il envoie trois autres projectiles continué leur œuvre de destruction. Malheureusement, alors que son dernier projectile se plante, il se trouve sans munition, alors que la fêlure est juste trop courte de quelques coups pour finalement se briser. Il attrape alors une masse au sol. Et l’envoie sur la dernière hache. Celle-ci s’enfonce. Quelques centimètres seulement. Quelques centimètres plus que suffisant. La tête tombe. Le corps, déboussolé, perd l’équilibre, et comme pour le premier géant, les Haladins finissent le travail de leurs officiers.


A ce moment, Pistachou, quant à elle, se trouvait face à un monstre atroce. Si deux Titans avaient été ramenés sous forme squelettiques par l’elfe déjanté, il semblait qu’un Hécatonchire avait hérité d’une forme quelque peu zombifiée. Des morceaux de chairs mortes pendaient mollement de chacun de ses cents bras, qui fauchaient inlassablement, armés de glaives imposants, tous les ennemis qui les approchaient. Ces cinquante visages scrutaient, par leurs yeux vides de vie, les alentours, et repéraient toutes les menaces, qu’elles viennent de quelque direction que ce soit. Et l’elfe n’avait que son ouvre-boîte.


Mais vive comme le vent, elle se mit à danser. De partout les coups pleuvaient, tels les milliers de gouttelettes d’une averse printanière. Mais chacun portait une puissance incroyable, et un présage mortel. Mais si chacun des coups taillait le vent à quelques centimètres à peine de l’elfe, pas un ne parvenait à l’atteindre. Et quand elle se trouvait assez proche, de quelques coups vifs, Pistachou visait les doigts du monstre. Et alors qu’elle virevoltait comme un pétale pris dans un ouragan destructeur, les épées de son ennemi, une à une tombaient au sol.


Quand l’Hécatonchyre l’attaqua de ses bras nus, alors que ses mains ne parvenaient plus à se fermer, elle s’attaqua à ses poignets et à ses coudes. Et si sa danse frénétique l’affaiblissait surement, elle n’en laissait rien paraître. Et quand enfin le colosse ne put plus mouvoir un seul de ses trop nombreux bras, elle s’écarta et laissa, à l’image de ses deux compagnons sur l’autre front, le coup de grâce aux troupes qui la suivait.


Au centre de la bataille, la démone Lalaline flottait dans les airs. Chacun de ses mouvements déclenchaient tempêtes et ouragans, frappant l’ennemi à chaque endroit aux les troupes de Brethil manquaient de se faire déborder. Un peu plus loin, Akka était assise sur un lourd trône de pierre qu’elle avait fait ériger. D’une main, elle tenait une chopine qu’elle vidait et remplissait sans cesse, et de l’autre, une lourde hache massacrait les malheureux qui l’approchaient. Enfin, surtout ceux qui s’approchait de ses tonneaux ! Mais ceux-ci étaient peu nombreux. Après tout, les prétoriens, conduits par leur légendaire capitaine au tutu rose, se faisaient une joie d’éliminer toute menace qui s’approchait de la royauté.


Mais de l’autre côté du champ de bataille, Eanerfildenel, avait senti la chute de ses trois colosses, ce qu’il n’avait pas cru possible. Et sentant l’opposition que les reptiles ailés érigeaient contre ses pouvoirs, il se décida, finalement, à intervenir. Nimbé de son sublime, il invoqua les énergies mortifères d’esprits funéraires et s’en créa un chemin, s’élevant dans les cieux, au-dessus du front. Apercevant au loin l’imposant trône de pierre, sur lequel la reine se prélassait, il s’en approcha, et prit la parole.


-          Pourquoi vous opposez-vous à nous, et m’empêcher de punir ces traitres à leur patrie, dit-il en usant du mielleux enchanteur qui rendait ses paroles attrayantes ?
-          Un ami nous a demandé de les aider, et on voulait te faire la peau !
-          Pourquoi m’en voudriez-vous, demanda l’elfe, sincèrement étonné pour une fois, ne comprenant pas le grief de ceux qu’il rencontrait pour la première ?
-          Mon illustre prédécesseur, continua Akka avec dignité et magnificence, avait commencé le travail ! Je compte donc finaliser son œuvre !
-          Qui es-tu, dit l’elfe avec un soupçon de tranchant apparaissant dans sa voix, alors qu’il commençait à se douter de la réponse !
-          Tremble devant les Haladins, Eanerfildenel ! Moi, Akka, reine du royaume de Brethil, finirait ce qu’Orgak avait commencé il y a des siècles de cela !
-          Soit ! Vous mourrez !


Et chacun méprisant l’autre, l’un contemplant depuis les hauteurs, et la seconde depuis le faste de sa position, ils déclenchèrent entre leurs deux regards des torrents de fureur et de rage. Le temps sembla se suspendre, et l’air devint si lourd que la bataille s’arrêta. Même les non-morts sentaient le conflux énergétique de ce conflit, et en subissaient l’intense pression. Puis Earnerfildenel se détourna, et les combats reprirent, alors que l’elfe malin posait pour la première fois depuis des siècles le pied sur la terre de l’ancien continent.


-          Je donnerais la vie éternelle à quiconque obtiendra la tête de leur reine, s’exclama l’elfe, donnant pour la première fois à ses troupes une autre raison de ce battre que de simples ordres !


Entendant cela, tous ceux qui lui obéissaient, qu’ils soient morts ou vivants, redoublèrent d’ardeurs. Les morceaux de squelettes qui se trouvaient partout sur le champ de bataille tentèrent de se mouvoir, et entravèrent, quand ils le purent, les mouvements des guerriers Haladins !


-          J’ouvrirais les portes de la réserve royale à celui qui achèvera de ruiner sa jolie face d’elfe, rétorqua Akka !


Instantanément, la pression s’inversa et les Haladins commencèrent à prendre le dessus.


-          Tu voulais vraiment dire ça, demandais-je en m’installant au côté de la reine ?
-          Beti…
-          Non, bien entendu !
-          J’ai été prise de folie passagère ! Quelle erreur !
-          Tu sais ! Si tu le tues toi-même, tu devras honorer ta parole et … te forcer… à aller faire un tour dans la réserve !


Akka considéra cette option un instant, puis sourit.


-          Finalement, ce n’était peut-être pas une erreur !
-          Tu m’en diras tant !
-          AU revoir Beti, continua-t-elle en se levant ! J’ai un elfe à massacrer !
-          Je ne serais pas loin !


Et la reine s’élança dans la mêlée à son tour. Et alors qu’elle tranchait membres de tous types tout autour d’elle, Gorh, qui se trouvait à proximité du point d’atterrissage du mage, se dirigeait à sa rencontre. De mouvements du cou calculés, parfois redirigé à l’aide de ses bras et de ses mains, il utilisait les tresses de sa barbe telles des fouets acérés pour ouvrir un passage dans la marée d’ossements qui le séparait de son but.


Il brisa encore quelques crânes, puis se trouva dans un espace vide. Seul au centre, se trouvait Eanerfildenel, qui se retourna à son approche. Remarquant que le nain avait une taille incroyable pour ceux de son espèce, c’est-à-dire qu’à peu de choses près, il était aussi grand que lui, l’elfe maléfique sourit. Mais pas une once de chaleur ne provenait de ce sourire, carnassier et cruel. Eanerfildenel fit un geste de la main, discret, négligeable, et d’un seul coup des ossements jaillir de la terre et s’enroulèrent autour des jambes du nain. Celui-ci tenta de résister, et en brisa légion, mais les pouvoirs du sombre eurent raison de sa vigueur, et il se retrouva prestement scellé par une montagne d’ossements, qui lui formait comme une armure funeste d’ivoire. L’elfe agrippa d’une main les tresses du nain et approcha ses lèvres de son oreille !


-          Un nain qui fait la taille d’un elfe ! Quelle infamie ! Et malheureusement pour toi, mon cou ressent encore quelques douleurs du dernier que j’ai rencontré qui faisait une telle taille ! J’espère que tes cris d’agonie m’aideront à mieux dormir… Tu souffriras pour lui aussi, puisqu’il est désormais hors d’atteinte !


Puis il sorti un couteau, et trancha négligemment les tendons des deux bras du nain. Mais Gorh n’autorisa même pas ses sourcils à froncer, et se contenta de fusiller son ennemi du regard. Un peu déçu, l’elfe s’attaqua à ses jambes, mais une fois de plus ses espoirs furent déçus, et le nain ne broncha pas.


-          Tu n’es vraiment pas drôle ! Mais si je ne peux te faire crier de ton vivant, j’emprisonnerais ton âme et la torturerais sans fin ! Tu craqueras bien, alors !


Et pour suivre ses paroles, il plaqua la lame sur le cou du nain, s’apprêtant à l’égorger !
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MessagePosté le: Lun 17 Sep - 16:16 (2012)    Sujet du message: La Légende des Dragons de Brethil Répondre en citant

Alors que le fil aiguisé de la lame trace une ligne de sang sur la gorge du nain immobilisé, on entend un cri de guerre. Mais plutôt que le grognement inarticulé des nains, que la vive clameur des humains, ou le tintement macabre des squelettes, ce cri a la douce musicalité des voix elfiques, allié à de sombres promesses de haine et de mort. Et le noir métal d’une masse fauche le bras d’Eanerfildenel, avant de s’abattre sur la prison d’ossements, libérant Gorh.


-          Ce ne va pas être simple, remarque Senshi en voyant le bras qu’il venait de briser se ressouder en quelques instants !
-          Je ne peux pas te contredire, affirme tristement Gorh en contemplant sa barbe, dont deux malheureuses tresses avaient été coupées lors de son sauvetage.
-          A trois, on devrait pouvoir réussir, intervient la voix de la reine, alors que celle-ci arrive, armée d’une hache dans la main droite, et de la masse de Durin, symbole de royauté, dans la gauche !


L’elfe fou regarde ses ennemis et sourit. Son corps scintille légèrement avant de se couvrir d’une armure d’écailles blanches, alors que ses doigts prennent la forme de longues griffes acérés. Il ne dit pas un mot, mais tout en lui, sa posture, son maintien, son sourire, et son regard, montre le peu de cas qu’il fait de ces ennemis ! Car s’il aurait pu les craindre lors de sa première vie, les pouvoirs incommensurables qui sont désormais les siens, depuis sa réincarnation, lui soufflent qu’il ne doit avoir aucune crainte.


Senshi se jette en premier à l’attaque. Sa masse décrit un arc de cercle se dirigeant vers la tête de son ennemi. Eanerfildenel veut se protéger de ses bras, mais les tresses restantes du nain s’enroulent autour de ses membres supérieurs, l’empêchant de les utiliser. Akka profite de cette occasion et s’élance également. Immobilisé, l’elfe fou ne peut que subir, immobile, l’impact de la masse et le tranchant de la hache. Et il sourit, alors que son corps, renforcé par la puissance de grands dragons, subit sans broncher l’attaque pourtant dévastatrice des trois Haladins.


Et Eanerfildenel se révèle. Il contracte les muscles de ses bras, et petit à petit, dans un effort incroyable, il brise l’étreinte des tresses du nain. Celle-ci, pourtant réputées plus solide que des cordes d’acier tressé, ne peuvent alors plus que geindre et se rompre. De sa main droite, il s’arrache deux côtes, et alors que ses blessures cicatrisent à une vitesse affolante sous le regard étonné des trois guerriers de Brethil, il ramasse quelques éclats d’armes brisées au sol. Puis il ouvre sa bouche et une flamme bleutée apparaît puis englobe ses mains. Quand elle disparaît, deux lames d’un blanc ivoire se trouvent à la place des os et morceaux d’acier.


A ce moment, Senshi et Akka attaquent, visant une fois de plus son visage. Mais l’elfe lève ses deux lames. Celles-ci, sans effort apparent, tranche la masse de de l’elfe sombre et la hache de la naine. Seule la masse divine semble soutenir le tranchant acéré de l’acier draconien. Et le mage frappe, de ses deux lames. Akka parvient à bloquer l’agression de son arme restante tandis que Senshi est contraint de virevolter dans tous les sens, évitant de justesse les coups qui le visent.


Les Haladins qui sont assez proche tentent de joindre la bataille, mais se retrouvent rapidement à battre en retraire, leurs armes finissant malheureusement en morceaux aux pieds de l’elfe tout puissant. Puis une de ses lames parvient enfin à mordre la chair de Senshi, et faisant usage de sa force surhumaine, Eanerfildenel plante celle-ci dans le sol, scellant définitivement les mouvements de l’elfe noir. Alors que sa seconde lame s’apprête à trancher la gorge du valeureux Haladin, la reine sans hésiter, lance sa masse qui brise au passage l’épée enchanté. Mais elle se retrouve désarmée face au mage fou qui l’immobilise alors d’une main sur la trachée. Il ramasse alors au sol un morceau de métal tranchant, et lève le bras, un sourire cruel et conquérant inscrit sur son visage.


Je suis à quelques pas de là, mais pas plus incarné que je ne l’étais au début de la bataille. Mes bras fantomatique ne peuvent ni frapper ni tenir un arme. Je cherche un Haladin à prévenir, mais les seuls suffisamment proches sont Senshi et Gorh, et aucun des deux n’es en assez bon état pour sauver la souveraine. Mais alors que je suis prêt à reconnaître cette situation comme inextricable, j’aperçois, sur le masque de l’elfe sanguinaire, un éclat familier. Un éclat étrange, que seul ici je perçois, car il n’appartient pas au monde matériel.


Me précipitant dans les flots déchainés du monde des songes, et slalomant parmi les esquifs trop nombreux de douleurs et terreurs qui hantent ce champ de bataille, je me taille un chemin vers l’esprit que j’ai reconnu, et m’approche de l’âme toujours combattive du jeune Ashen. Et je lui murmure des paroles anciennes, sortilèges ténébreux de périodes obscures, dont les dernier dépositaires était mort de même que le royaume magique de Yume. Et profitant du lien qui l’emprisonne à Eanerfildenel, le jeune invocateur répète ces paroles, et les charge de pouvoir, puisant dans la réserve sans limite de la puissance originelle et des ossements de dragons.


Traversant la structure même de la Création, les mots de pouvoirs ouvrent un chemin qui n’a été ouvert que très rarement. Le ciel se fissure, et par cette déchirure se répande des ténèbres si obscures qu’elles éclipsent l’éclat du soleil brûlant. Puis des griffes d’ébènes s’emparent des deux moitiés de ciel et les écartent, ouvrant en grand le passage. Et dans la noirceur propre aux plus terribles cauchemars, on ne peut apercevoir que deux lueurs écarlates, qui éclairent de leur éclat sanguin les souffrances des vivants et des morts qui s’étripent avec vigueur.


Et alors que tous, squelettes, nains, elfes et humains, guerriers et magiciens, Haladins et Eanerfideles, Akka et Eanerfildenel, demeurent figés, pétrifiés par le flot de terreur qui s’échappe du monde des songes, le Seigneur des Cauchemars prend pied dans cette réalité, avec une fois de plus une apparence nouvelle.


Nul ne peut affirmer avec certitude connaître la forme véritable du Seigneur des Cauchemars. Il existe certes certaines formes qu’il prise plus que d’autres, mais aucune ne peut être qualifiés de véritables. Deux théories opposent les érudits sur le sujet. Certains estiment qu’il est en fait une masse de terreur sans forme, et qu’il emprunte donc diverses apparences pour communiquer selon ses envies. D’autres prétendent qu’il cache sa véritable apparence car celle-ci est si terrible qu’aucun n’avaient jamais survécu à la terreur de sa contemplation. Mais ce n’est pas le sujet de cette histoire.


Le Seigneur des Cauchemars sort de l’interstice, de la fissure, et tous alors peuvent contempler la forme qui est la sienne cette fois. Un dragon de ténèbres aux yeux de rubis, si noir qu’il semble détruire toute lumière aux alentours, à l’opposé de l’ébène brillant des véritables dragons. Il ouvre sa gueule aux crocs acérés et rugit. Le cri est indescriptible, si ce n’est pour le frisson d’angoisse qu’il ne manque de provoquer chez ceux qui l’entende. Et son regard écarlate se pose sur Eanerfildenel dont la prise s’affaiblit, alors que la reine glisse au sol, toujours vivante.
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MessagePosté le: Mar 25 Sep - 10:58 (2012)    Sujet du message: La Légende des Dragons de Brethil Répondre en citant

L’elfe, gorgé de la puissance originelle et des pouvoirs des anciens dragons, et le Seigneur des Cauchemars, enroulé d’un voile de ténèbres et d’horreurs, et revêtant l’apparence des dangereux reptiles ailés, se font face. Si les pouvoirs d’Eanerfildenel sont suffisants pour lui permettre de faire face au sombre seigneur, il ressent tout de même l’angoisse craintive de ceux qui osent lever les yeux vers la définition même de la peur et de l’effroi. Et alors que la colère gagne le cœur du mage elfique, son corps ondule douloureusement, et les écailles solides qui le protégeaient disparaissent un instant. Puis il ouvre la bouche comme pour hurler, mais une brume blanchâtre s’échappe à la place de tout son et s’élance vers le dragon de ténèbres.


Et cette brume spectrale, gorgée de pouvoir et de malice, prend l’apparence d’un dragon aux couleurs de l’ivoire qui s’empresse d’attaquer on homologue ténébreux. Ses crocs immaculés tentent de percer leur voie dans la gorge du Seigneur des Cauchemars, mais celui-ci riposte violemment. De la patte avant, il brise une aile de sa Némésis blanche, puis subit un coup rageur. Mais la chair blanche se régénère et l’essence ténébreuse se comble en puisant dans les peurs des guerriers alentours. Remarquant la puissance conférée par l’effroi des troupes au Seigneur des Cauchemars, Eanerfildenel, ou du moins la partie de lui qui avait servi à la création du blanc reptile, se projeta dans les cieux, attirant ainsi son ennemi dans les airs, espérant le couper ainsi de la source de sa puissance.


Mais alors que les deux puissances titanesques s’entrechoquent, faisant trembler la terre, vibrer les océans, et déchirant les nuages, les trois guerriers Haladins se relèvent et s’apprête à partir à l’assaut une fois de plus. Et maintenant séparé de la majeure partie de ses pouvoirs, l’elfe fou semble beaucoup assuré de ses capacités à faire face au juste mais impitoyable courroux de ses trois ennemis.


Senshi ramasse la masse divine qui a fini sa course non loin de lui et se remet debout, légèrement chancelant, alors que Gorh récupère les différentes tresses de sa barbe, et si celles-ci ne sont plus reliées à son menton, elles restent néanmoins des armes redoutables, même maniés à la main. Quant à la reine Akka, après avoir bu quelques goulées d’un tonneau de bière accroché à l’un des cous de Varag, elle semble parfaitement remise des derniers évènements. Elle se munit alors de deux haches, vestiges abandonnés de guerriers tombés au champ de bataille. A ses côtés, Varag, de ses trois gorges assoiffées de sang, émet de dangereux grondements, présages d’une chasse sanglante et promesses de milles souffrances.


Es trois guerriers de Brethil se lancent à la charge une nouvelle fois, et Eanerfildenel est obligé d’esquiver les coups violents. Il lui reste suffisamment de pouvoir pour guérir de ses blessures, mais la douleur infligée par celle-ci le pousse à éviter les coups, ce qui a pour effet de ramener le combat à un niveau où la maîtrise des armes a une influence sur l’issue. Et cela est le domaine des Haladins de Brethil. Akka lui inflige deux entailles sur le torse, alors que Gorh parvient à immobiliser les bras de l’elfe avec ce qu’il reste de sa barbe. Et armé de la masse divine, Senshi s’élance, et frappe. Avec autant de force qu’il le peut. Un coup puissant. Un coup précis. Sur le masque qui protège la moitié de son visage.


Au moment de l’impact, plusieurs choses se produisent. Le masque retient une partie du coup avant de se briser, libérant l’âme d’Ashen parmi ses milliers d’éclats. Mais Eanerfildenel réalise le danger de sa position et rappelle la partie de son pouvoir qui a pris la forme d’un dragon. Cela lui permet de récupérer suffisamment de puissance pour projeter Senshi au loin. Le coup a brisé son masque, et blessé son visage, mais ne s’est pas enfoncé assez profond pour provoquer sa mort. Mais ce que l’elfe n’a pas remarquer, c’est que le dragon ténébreux, incarnation du Seigneur des Cauchemars, était aux prises avec sa Némésis immaculé, et a été absorbé avec. Et qu’importe la puissance et le pouvoir, il n’existe, en ce monde ni en d’autres, d’esprit, mortel aussi bien qu’immortel, capable de résister à l’essence de la terreur.


Eanerfildenel s’avance vers les Haladins, sûr de lui, d’un air conquérant. Puis son regard semble se brouiller. Un air hagard, puis vaguement effrayé, s’inscrit sur ses traits, et il commence à se tourner de tous les côtés, alors que des visions de cauchemars s’approchent de lui. Akka, Gorh, et Senshi, assiste donc au pitoyable spectacle qu’il donne, alors qu’il s’agite, affrontant des ennemis qui n’existent que dans son esprit et dans la cruauté du Seigneur des Cauchemars. Eanerfildenel s’épuise seul, malgré son incroyable endurance, et sa folie empire jusqu’à ce qu’il se tranche de lui-même la tête. Mais cela ne suffit toujours pas à le tuer. C’est alors qu’Akka s’approche. Senshi lui tend la masse divine qu’elle récupère. Elle la lève. Et l’abat.
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MessagePosté le: Dim 30 Sep - 18:01 (2012)    Sujet du message: La Légende des Dragons de Brethil Répondre en citant

Après la mort d’Eanerfildenel, le calme tomba sur le champ de bataille. Squelettes, zombies, et autres non-morts se désagrégèrent, en tas d’ossements, de chairs putréfiées ou de poussières selon leur condition. Seuls quelques cadavres récents s’écroulèrent au sol en un seul morceau. Pendant un moment, il n’y eu ni clameurs ni cris de joie. Personne n’arrivait à comprendre ce qu’il s’était passé. Un instant, ils combattaient, désespérés, une armée invincible, et une seconde plus tard, plus rien ne bougeait. Puis la rumeur courut que leur reine avait vaincu le nécromancien, et les vivats enfin purent fleurir.


Tous les officiers s’étaient regroupés à proximité de la reine, ainsi que moi et Ashen, toujours aussi fantomatiques l’un que l’autre. Des restes d’Eanerfildenel s’échappèrent deux fumées, l’une blanche comme l’ivoire, et qui pris la forme du nécromancien, et l’autre plus obscure que les ténèbres, qui se matérialisa en un démon à la peau écarlates et au corps couvert de piques d’ébènes, reprenant ainsi l’apparence que les Haladins lui connaissaient.


-          Koci, s’écria Akka !
-          Bien le bonjour, ma petite reine, dit-il en lui tapotant la tête ! C’était une belle bataille !
-          Je reviendrais, s’exclama alors le fantôme d’Eanefildenel ! Je reviendrais une fois de plus, jusqu’à ce que je vous tue, tous autant que vous êtes !


Une douzaine de projectiles divers lui passèrent à travers le corps, sans lui faire le moindre mal !


-          Vous ne pouvez m’en empêcher ! Rien ne le peut !


Un grondement sourd l’interrompit, provenant des côtés de la reine. Quelques Haladins s’écartèrent précipitamment du molosse qui semblait soudainement plein de rage et de fureur. Pour la première fois les yeux d’Eanerfildenel se posèrent sur le chien tricéphale, et ils s’écarquillèrent, la peur prenant la place de l’arrogance dans son regard.


-          Non ! Non, vous ne pouvez pas… Ne le laissez pas…


Et Varag lui sauta à la gorge et déchira le spectre de ses crocs, avant d’avaler ce qu’il restait du fantôme ! Un millier d’yeux écarquillés se tournèrent vers le chien, puis vers moi, cherchant une explication !


-          Très peu de choses peuvent blesser une âme, expliquais-je ! Mais Cerbère est le gardien de l’Enfer ! Il est normal de penser que lui, et sa descendance, possèdent des moyens de décourager les évasions, non ?
-          Bien, dit Ashen dans un murmure effrayé ! Maintenant qu’il est mort, je vais pouvoir y aller ! Je vais vous laisser


Et il disparut avant que Varag ne se décide à un autre casse-croûte.
 






Les chevaliers de l’ordre des douze dragons suivirent les Haladins et s’installèrent sur les terres de Brethil. Une seconde citadelle, plus petite que Barak Azril, bien entendu, fut construite sur le flanc des montagnes où désormais nichent les dragons. Avec un draiglon, il ne faut qu’un peu plus d’une heure pour rejoindre la capitale. Un service minimum a été instauré, et les troupes de Barak Azril vont tour à tour suivre un entraînement chez la Confrérie des douze dragons. Quant à ceux-ci, ils viennent de temps à autre à la Capitale pour profiter de la taverne.


Avec le temps, la barbe de Gorh a commencé à repousser. Il boit chaque matin un tonnelet de bière dans lequel il rajoute de la poudre de mithril. Il prétend que sa barbe deviendra aussi résistance que ce métal.


Maintenant que je suis mort, bien que je puisse errer en tant que fantôme, je ne peux plus servir de passerelle entre le monde des songes et le monde physique pour mon maître. Il a donc créé une pierre de ténèbres, qui semble absorber toute lumière à proximité, et l’a donné à la reine. Akka était tellement contente qu’elle en a fait un pendentif, mais après avoir remarqué que plus personne ne pouvait la voir, et que c’était réciproque, il ne lui à fallut que trois mois pour accepter la fatalité et déposer la pierre dans une pièce prévue à cet effet.


Depuis qu’elle a aperçu l’intérêt de son molosse préféré pour les âmes errantes, Akka retourne de temps à autre dans sa salle de torture. Si elle n’a pas souvent le temps de se salir les mains elle-même, elle laisse maintenant Varag se nourrir des âmes de ceux qui ont succombés. Il paraît que beaucoup oins de nos prisonniers nous ont supplié de mettre fin à leur tourment depuis ce premier spectacle. Ils essayent de supporter la douleur, car désormais ils savent qu’ils n’ont nul échappatoire, pas même la mort.


Quant à moi, je continue à me balader dans le château. Je viens de temps à autres raconter des histoires à la taverne, ou effrayer les serviteurs. Si j’ai gardé la plupart des titres que l’on m’avait confié, de nouveaux surnoms viennent désormais s’ajouter à la liste, en partant du « Spectre de la Citadelle argenté » jusqu’à la « Terreur des terreux ». Ils y en a d’autres moins drôles, mais je soupçonne certains de mes anciens camarades d’avoir lancé un concours sur le sujet.


Pour conclure tout simplement, la vie à Barak Azril est redevenue… paisible… non… les Haladins n’ont rien de paisibles. Mais disons qu’elle est redevenue ce qu’elle a toujours été. Avec ses bagarres, ses disputes, ses tonnelets de bières, sa bonne humeur et sa camaraderie !
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:07 (2018)    Sujet du message: La Légende des Dragons de Brethil

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