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Beticok Sqazle
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MessagePosté le: Lun 27 Juin - 19:16 (2011)    Sujet du message: Barak Azril, la Citadelle Argentée Répondre en citant

Puis Harou revient les mains vides. Stelius est affolé, alors que le reste du groupe se contente de rebrousser chemin et de retourner sur le plateau luxuriant qui porte désormais le nom de Brethil. Une fois arrivé, Thurin prend la parole :


- Nous devons réfléchir à la suite !
- Oui ! On ne va pas laisser Krissom entre les mains de ses monstres, s’écrie Stelius !
- Non, le détrompe Thurin ! Tenter une opération de sauvetage maintenant serait suicidaire, et nous n’avons même pas encore bâti les fondations de notre royaume !
- Mais…
- Ne t’inquiète pas, dis-je à Stelius ! Krissom s’est déjà sorti de situations bien plus périlleuses ! Il suffit d’attendre, et il reviendra avec une cargaison de bière et la tête de ses ennemis.
- Mais…


Thurin lève une main, coupant Stelius dans son élan, et lui intimant le silence.


- Maintenant, il faut voir ce que nous allons faire ! Beti ?
- Je dois aller au point de rendez-vous, dis-je en comprenant la question muette de mon roi ! Je peux communiquer certaines informations à Kociteb, mais cela serait trop long et épuisant, pour les deux d’entre nous, de rester en liaison pour les guider jusqu’ici ! Je peux cependant lui donner quelques instructions pour faciliter le départ quand nous les auront rejoints.


Thurin hoche la tête pour montrer qu’il a pris connaissance de ces faits. Puis il fait passer son regard pénétrant sur chacun des membres de l’expédition, avant d’enfin prendre une décision !


- Lalaline, Beticok et moi partirons guider nos troupes à travers le désert !
- Mon roi, s’indigne Haroutioume ! Laissez-moi venir avec vous !
- Non ! J’ai besoin de toi ici ! Harou, je veux que tu te mettes immédiatement au travail ! Et fais-toi aider de Stelius ! Nous arriverons dans une semaine à peu de choses près ! Je veux que les bases de notre nouvelle citadelle soient prêtes !
- Bien mon roi, s’incline le premier chevalier !
- Akka !
- Oui, demande Akka, le visage si pâle qu’on comprend qu’elle ne tiendra pas une semaine de plus sans bière ?
- J’ai peine à croire qu’il n’y ait pas une réserve, ou plusieurs, de bière, cachée dans les environs ! Après tout, mon ancêtre a vécu plusieurs dizaines d’années en ces lieux ! Trouve-la, ou trouve-les, que l’on ait de quoi boire à notre retour !
- Bien, mon roi, s’exclame Akka d’une voix à la vigueur retrouvée, et se sentant déjà en meilleure forme ! Allez Varag, continue-t-elle en se tournant vers son chien tricéphale, et en se mettant déjà en chasse, cherche ! Y a de la ‘Grizdal’ dans les environs !
- Nous partirons demain avant l’aube, finit le roi en observant le soleil qui se couche !

 



Le lendemain, très tôt, nous partons en direction du point de ralliement. Forts des connaissances acquises auprès des Nadirs, ce voyage, bien qu’éreintant, ce déroule sans obstacle digne d’être cité. Quelques scorpions géants, deux ou trois salamandres, et un « sable vorace », constituèrent les seuls ennemis remarqués, et une agréable source de renouvellement protéinique !


Quand nous arrivons finalement au campement, tout est prêt pour le départ. Leso, Nordberg et Kociteb, aidés par les autres officiers, ainsi que par Pistachou, qui nous surprend agréablement en souhaitant rejoindre nos rangs, avec ses guerriers, dans la nouvelle Brethil, ont tout mis en œuvre pour que le départ se fasse aussi rapidement que possible. Kociteb avait réussi à retarder assez la marche de l’armée ennemie, qui se trouve encore à quelques jours de marche de distance.


Nous savons, grâce à de courts voyages dans le royaume des songes, que Krissom est amené là-bas, dans le quartier général de l’armée de la CREV. Mais nous ne pouvons pas affronter cette armée qui compte plus de cent fois notre nombre de guerriers ! Même nous, nous avons nos limites ! Nous aurions surement pu dire que nous laissions Krissom « à la grâce de Dieu », mais nous ne croyons en aucun dieu (même si nous en apprécions certains plus que d’autres) !


Finalement, j’élabore plusieurs cartes, pour permettre à nos nombreux guerriers de traverser par petits groupes, accompagnés de leurs montures et de leurs chargements ! Et c’est ainsi que neuf jours après notre départ des Monts Agriates, nous nous retrouvons, tous les Haladins au grand complet, à l’exception du maître archer, à fêter nos nouvelles terres de Brethil, et notre nouvelle Citadelle. Déjà on peut commencer à voir la forme qui sera la sienne ! C’est incroyable ce qu’un nain, et surtout un nain-génieur, peut faire en une dizaine de jour.


Harou avait extrait la plus belle pierre qu’on pouvait trouver dans les montagnes. Celle-ci possédait un éclat argenté et rayonnait telle une gemme au soleil de midi. C’est ainsi que rapidement, les gens prirent l’habitude de l’appeler ‘Karak Azril’, la Citadelle Argentée, ou ‘Izril Bryn’, le Joyau Étincelant. Bien sur, ce sont les noms courants, des abréviations, car le véritable nom, qui serait inscrit sur les archives, et que personne n’utiliserait surement plus jamais est :


‘Izril Bryn A Karak Azril Bin Karaz Kol Bin Grimag Gazan’
Le Joyau Étincelant de la Citadelle Argentée des Monts Sombres du Désert de la Désolation
  

_________________
Beticok Sqazle,
Ménestrel des Cauchemars,
Chroniqueur des terres de Brethil,
Baladin des Haladins,
Haut-Érudit de Barak Azril,
Spectre de la Citadelle Argenté,
Victime de la grande Bibliothèque,
Terreur des terreux.
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MessagePosté le: Lun 27 Juin - 19:16 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Beticok Sqazle
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MessagePosté le: Mar 28 Juin - 12:09 (2011)    Sujet du message: Epilogue Répondre en citant

Son torse nu est constellé des plaies écarlates par lesquels suinte son sang. Ses tortionnaires n’ont pas chômé ! Son esprit est brumeux, et il n’arrive même plus à ressentir la douleur tant elle est devenu une compagne coutumière. Il sait que ses pieds sont relativement intacts. Il a entendu les visiteurs, des monarques apparemment, qui souhaitaient le faire défiler, brisé et couvert de chaînes, dans le camp ! Pour redonner du moral à leur troupe, il paraît ! Une voix s’est opposée à une telle pratique, mais elle n’a pas pu faire changer d’avis les autres, et s’est finalement rétracté. Il connaît cette voix ! Il l’a entendue auparavant, durant une bataille ! Elle lui évoque une silhouette grande, mais puissante ! Sombre !


Il attend ! Il sait que le moment viendra ! Pour le moment, s’il tente une action stupide, fait un geste menaçant, il sera exécuté sans la moindre chance de survie ! Mais il sait, il a compris que les rois qui dirigent cette armée sont stupides, fiers, et imbus de leur puissance ! Et il sait que parce qu’ils sont ainsi, ils lui offriront une occasion de s’échapper. Et peut-être même un peu plus ! Alors pour le moment, il joue son rôle, un rôle de nain à l’agonie qui ne peut plus bouger ni comprendre ce qui l’entoure. Et les gardes s’y laissent prendre, et dévoilent sans le savoir de nombreuses informations, vitales pour son plan.


Et le temps passe. Il tente de conserver autant de forces que possible, mais les traitements infligés et l’absence de nourriture l’affaiblissent de plus en plus ! Cependant, il a déjà enduré de telles conditions, et il sait qu’il peut tenir. Il espère juste que les rois se décideront assez tôt. Et ils se décident. Ses jambes sont laissées libres, pour qu’il puisse marcher sans encombre, mais à ses bras pendent de lourdes chaînes, auxquelles s’accrochent des soldats chargés de faire défiler le prisonnier. Et dans cet attirail, il est exposé aux hués des soldats du camp entier, avant d’être emmené devant la tribune royale.


Discrètement, pour que personne ne remarque qu’il n’est pas aussi épuisé qu’il semble l’être, il jette un coup d’œil, et remarque avec soulagement qu’aucun de ces monarques n’a une allure de guerrier. Si Vidar, ou un autre guerrier de sa trempe, avait été présent, son plan aurait été mis à mal, mais ce n’est pas le cas. Quand il arrive à proximité des trônes royaux, un roi nain lui crache au visage. Mais Il ne réagit pas. Il attend le bon moment. Peu de temps après, un vieil homme s’approche de lui, celui qui semble être le plus important de tous les rois réunis ici. Il est à cinq mètres. Plus de quatre. Encore trois ! Le roi s’arrête et pose un regard dur sur le prisonnier, mais celui-ci ne fléchit pas


- Allez, avance, murmure-t-il à lui-même ! Avance encore un peu !


Et comme s’il obéissait à son ordre, le roi fait un pas. Puis un second. Et un dernier ! Cette distance lui convient. Contractant ses muscles, et faisant appel à toutes ses forces, il tire sur les chaînes qui l’entravent, arrachant celles-ci aux soldats qui n’ont pas une bonne prise, et envoyant voler ceux qui avaient le malheur de tenir correctement. Et dans le même temps, il se jette en avant, arrache la dague de cérémonie du pend au côté du roi, et la plaque sur la gorge de celui-ci. Le camp en entier se fige. Le nain récupère son souffle, et déplore de n’avoir une meilleure arme. Bien que celle qu’il ait prise soit suffisante, et savamment décorée, il aurait aimé avoir une arme prévue pour la bataille, au cas où, plutôt qu’une jolie décoration qui n’ait jamais rien tranché.


- Reculez, dit-il d’une voix puissante !


Au son de cet ordre, les véritables soldats comprennent qu’il a suffisamment de force pour décapiter le roi si nécessaire, et ils reculent, sous les yeux aberrés de leurs différents souverains. Un roi orc se lève de son trône et crie à son peuple :


- Tuez-le !


Mais avant qu’ils ne puissent attaquer, les humains et les elfes du camp les ont encerclés et les menacent de leurs armes. Malgré la puissance de la coalition, peu de fraternité existe entre les soldats des différents royaumes, source de discorde.


- Je vous propose un marché, dit Krissom ! Vous tuez le nain qui m’a craché dessus, et vous me remettez son fils héritier en otage, et en échange, je vous rends le vieil homme.


La cohue prend encore plus d’ampleur. Les nains refusent un tel marché, les elfes juge celui-ci plus qu’acceptable, les gnomes refusent de marchander avec un criminel, les humains veulent aider leur roi, et les orcs sont en train de se battre à tous les coins du camp. Rapidement, chacune des factions se disputent avec les autres, et Krissom, comme le roi, disparaissent des pensées des bagarreurs. Profitant de cette occasion, Krissom s’ouvre un chemin dans le camp gigantesque. Il assomme un nain, enfile ses vêtements et prend sa hache, et recouvre son otage d’une toile qu’il trouve, cachant ainsi les traits du monarque.


Il arrive rapidement en bordure du campement quand il entend une voix puissante qui couvre le vacarme des échauffourées. Et il reconnait cette voix ! C’est celle du roi sombre, de son ennemi ! C’est celle de Vidar !


- Arrêtez-vous, intime-t-il, immédiatement obéi ! Que se passe-t-il ici ?

Il sait maintenant qu’il n’a plus beaucoup de temps. Heureusement, il est hors du campement. Et remarquant que son otage le gêne dans sa progression, il le décapite proprement d’un coup de la hache qu’il a empruntée. Puis il se met à courir, comme il le peut. Les chaines, toujours accrochée à ses bras, entravent sa progression, et il est obligé de prendre quelques instants pour briser les maillons proches de ses poignets. Quand il se relève, il possède deux beaux bracelets de fer.


Il se met à courir, et entend les bruits de pas de course derrière lui. Il sait qui c’est. Ces pas souples et puissants, il sait qu’ils n’appartiennent pas aux soldats qu’il a vus dans le camp ! Ce sont les pas des forestiers qui leur ont donné la chasse, mené par Vidar. Il aurait bien tenté de les affronter, mais il sait que dans son état actuel, s’il a une chance infime de pouvoir leur échapper, il n’est strictement aucune chance de survivre à un combat.


Il court dans les bois sans se diriger à un premier abord, puis il sent une odeur familière. Pas forcément agréable, mais qui lui rappelle son passé. Et il entend des clameurs tout aussi usuelles. Sans attendre, il prend la direction de celles-ci. Comme il s’y attend, il arrive vers la mer, et un bateau, amarré, et sur le point de prendre son départ. Un seul problème, il se trouve au sommet de la falaise qui donne sur la mer.


Sans hésiter, ce qui lui aurait surement été fatal, il se lance en direction du bateau, et parvient à habilement se rattraper au cordage de celui-ci, sous la clameur des marins. Mais Vidar, arrivé peu derrière, ne s’avoue pas vaincu. Il prend son arc et encoche une flèche. Celle-ci s’envole pour abattre le nain.


Mais ses forces lui font défaut, et ses jambes le lâchent. A la place de lui transpercer le cœur, le projectile frappe sa tempe, l’envoyant valser gaiement dans l’inconscience. Mais les marins, reconnaissant l’habileté du nain, et le danger qu’il encourt, décide de lui permettre de rester à bord. Le bateau s’éloigne, laissant Vidar, et le CREV, dépité de n’avoir pu achever leur ennemi.


Quelques jours plus tard, il se réveil, et aperçoit l’équipage hétéroclite.


- Salut à toi, lui dit un elfe noir qui porte un chapeau de capitaine ! Comment vas-tu ?
- Mon crâne semble faire la java, mais sinon ça peut aller.
- Bienvenue sur notre glorieux navire, matelot ! Nous sommes les pirates de Barbe mauve, continue son interlocuteur, qui a effectivement une barbe de cette couleur ! Et toi, qui es-tu ?
- Je suis… Je suis… Je ne m’en souviens plus, répond-t-il finalement avec un teinte d’appréhension dans la voix !
- Eh bien nous t’appellerons ‘le nain’ ! Bienvenue à bord le nain ! Et comme tu le vois, continue-t-il en montrant l’équipage, nous avons de toutes les races ici ! Mais nous n’avions jamais réussi à recruter un nain ! Peu d’entre eux choisissent de devenir marins ! Ou pirates ! Alors ! Souhaites-tu rejoindre notre équipage ?
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:57 (2018)    Sujet du message: Vers de nouvelles Terres

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